Afrique: l’arnaque à la cryptomonnaie fait des centaines de victimes...
- sossouaurel8
- 11 minutes ago
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En Guinée, des centaines d’épargnants affirment avoir perdu d’importantes sommes d’argent après avoir investi des milliers d’euros sur des plateformes présentées comme des opportunités d’investissement dans les cryptomonnaies.
Face à l’ampleur de la situation, la Banque centrale guinéenne tire la sonnette d’alarme et appelle la population à la plus grande prudence.
L’alerte partie des réseaux sociaux
L’affaire a d’abord pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont commencé à partager des témoignages faisant état de difficultés, voire d’impossibilités, à récupérer les fonds déposés sur certaines plateformes d’investissement en cryptomonnaies.
Des utilisateurs dénoncent alors ce qu’ils considèrent comme une vaste escroquerie, après avoir constaté que leurs demandes de retrait restaient sans réponse.
Au fil des témoignages, l’inquiétude gagne progressivement les investisseurs. Certains affirment avoir placé des milliers d’euros, attirés par les promesses de rendements particulièrement élevés.
Mais lorsque les investisseurs ont voulu récupérer leur argent, plusieurs d’entre eux se seraient retrouvés dans l’impossibilité d’effectuer des retraits.
La Banque centrale parle de système de Ponzi
Face à la multiplication des alertes, la Banque centrale de la République de Guinée a réagi à travers un communiqué.
L’institution financière met en garde contre des plateformes qu’elle présente comme fonctionnant selon le principe des pyramides de Ponzi.
Dans ce type de montage, explique la Banque centrale, les premiers investisseurs sont rémunérés grâce à l’argent apporté par les nouveaux participants.
Le système peut ainsi donner l’impression de fonctionner et de générer des bénéfices tant que de nouveaux investisseurs continuent d’y injecter de l’argent.
Mais lorsque les nouveaux dépôts commencent à se raréfier et que les investisseurs souhaitent récupérer leurs fonds, le mécanisme finit par s’effondrer.
Ceux qui n’ont pas réussi à retirer leur argent à temps peuvent alors perdre la totalité de leur investissement.
Un avertissement sur les monnaies virtuelles
La Banque centrale guinéenne rappelle également que les cryptomonnaies ne bénéficient pas du statut de monnaie légale dans le pays.
« Les monnaies virtuelles ne constituent pas des monnaies légales en Guinée », souligne-t-elle dans son communiqué.
L’institution appelle donc les populations à la vigilance et leur recommande de ne plus verser de fonds sur les plateformes concernées.
Elle invite également les potentiels investisseurs à se renseigner avant toute opération et à se méfier des offres promettant des gains rapides ou particulièrement élevés.
McGivern parmi les plateformes ciblées
Parmi les plateformes citées dans cette affaire figure McGivern. Celle-ci a cessé ses activités lundi, dans la foulée du communiqué de la Banque centrale.
Cette fermeture place désormais de nombreux investisseurs dans une situation particulièrement préoccupante.
Les personnes qui y avaient placé leur argent indiquent ne plus pouvoir accéder normalement à leurs fonds ni effectuer leurs retraits.
Pour les victimes présumées, l’enjeu est désormais de savoir si les sommes investies pourront être récupérées et, surtout, d’identifier les personnes qui se trouvent derrière ces plateformes.
La justice saisie
L’affaire est désormais entre les mains de la justice guinéenne. Une procédure doit permettre de faire la lumière sur le fonctionnement de ces plateformes, d’identifier leurs responsables et, le cas échéant, de poursuivre les personnes impliquées dans ces opérations frauduleuses.
En attendant les conclusions des investigations, les autorités appellent les citoyens à ne pas céder aux promesses de profits faciles.
Cette nouvelle affaire rappelle surtout les risques liés aux plateformes d’investissement non autorisées et aux systèmes reposant sur l’arrivée permanente de nouveaux investisseurs pour rémunérer les précédents.




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