Alors qu’il annonçait la fin du monde, le "prophète" Ebo Noah aperçu à...
- Towanou Johannes
- Dec 28, 2025
- 2 min read

Il avait prédit l’apocalypse. Il a finalement choisi la scène musicale. Ebo Noah, le prophète ghanéen autoproclamé qui avait annoncé la fin du monde pour Noël, a créé la surprise en apparaissant publiquement lors du concert Rapperholic 2025, l’un des plus grands rendez-vous musicaux du Ghana.
De l’annonce du déluge à un revirement spectaculaire
Pendant plusieurs semaines, Ebo Noah s’était retrouvé au centre d’une vive polémique après avoir affirmé que Dieu lui aurait révélé une destruction du monde par un déluge, initialement prévue pour le 25 décembre.
Cette annonce avait suscité peur, débats et incompréhension, bien au-delà des frontières ghanéennes.
Alors que les fidèles s'étaient rendus par milliers au site prévu pour avoir le salut, changement de discours.
Le prophète a déclaré que le déluge avait été reporté, expliquant que les prières, les intercessions et le repentir collectif auraient conduit Dieu à accorder un sursis à l’humanité.
Une apparition inattendue à Rapperholic 2025
C’est dans ce contexte qu’Ebo Noah a été aperçu au concert Rapperholic 2025, organisé par la star du hip-hop ghanéen Sarkodie.

Vêtu de son habit de sac, symbole biblique de pénitence, il est monté sur scène pour introduire l’artiste, sous les regards étonnés de milliers de spectateurs.
Loin de tout message alarmiste, il a même encouragé le public à continuer de faire la fête, transformant une date autrefois associée à la peur en un moment de célébration et de musique.
Une scène qui relance la controverse
Cette apparition publique a immédiatement relancé les débats.
Pour certains, il s’agit d’un symbole fort : celui d’un homme qui annonce la miséricorde plutôt que la catastrophe.
Pour d’autres, ce contraste entre une prophétie apocalyptique et une ambiance festive soulève des questions sur la crédibilité, la mise en scène et la responsabilité des leaders religieux à l’ère des réseaux sociaux.
Entre foi, influence et spectacle
L’affaire Ebo Noah illustre une réalité contemporaine : les prophéties ne se diffusent plus seulement dans les lieux de culte, mais aussi dans l’espace médiatique et culturel.
En passant du discours de la fin du monde à une scène de concert, le prophète a brouillé davantage la frontière entre foi, influence publique et spectacle.
Une chose est certaine : le déluge annoncé n’a pas eu lieu, mais l’épisode continue de marquer les esprits et d’alimenter les discussions au Ghana et ailleurs.




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