Auteur de la plainte ayant conduit Debordo en prison, Kerozen réagit
- Towanou Johannes
- Nov 15, 2025
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C'est sa première sortie depuis le déclenchement de l'affaire. L’artiste ivoirien Kerozen a annoncé, dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, qu’il renonçait à poursuivre la procédure judiciaire engagée après les accusations diffamatoires dont il a été la cible. Il a tenu à remercier « ceux qui [l’avaient] soutenu depuis le début de cette affaire », expliquant qu’il avait dû réagir fermement pour protéger « son honneur » et « sa famille ».
Rappel du contexte de l’affaire
L’affaire avait éclaté lorsque Debordo Leekunfa avait publiquement accusé Kerozen de détenir des armes à son domicile, une déclaration à forte portée judiciaire et politique.
À l’époque, à quatre mois des élections, ces propos avaient entraîné une situation extrêmement sensible pour l’artiste.
Selon des informations alors relayées dans la presse, une perquisition aurait été ordonnée et Kerozen se serait vu interdire de quitter le territoire ivoirien durant l’enquête.
Ces accusations, formulées publiquement, avaient porté un préjudice important à l’image de Kerozen, notamment en raison de leur contexte sécuritaire et politique.
Face à la gravité de ces propos, le chanteur avait décidé de porter plainte pour diffamation.
Un renoncement guidé par un conseil maternel
Dans sa publication, Kerozen explique qu’il était prêt à aller jusqu’au bout de la procédure et qu’il était « plus que déterminé ».
Toutefois, la voix de sa mère aurait été décisive dans son changement d’approche : « Joël laisse tomber, Dieu a déjà fait », lui aurait-elle répété.
Ce rappel familial, fondé sur le pardon et la sagesse, semble avoir pesé plus lourd que la volonté d'obtenir réparation devant la justice.
Cette intervention maternelle marque un tournant dans une affaire qui prenait de l’ampleur médiatique depuis plusieurs jours.
Ceci, notamment avec la garde à vue puis le placement sous mandat de dépôt au Pôle Pénitentiaire d'Abidjan (ex MACA) de Debordo Leekunfa dans le cadre des différentes plaintes déposées contre lui.
Un message de responsabilité adressé au public
Kerozen insiste sur le fait que ce dossier doit servir de leçon : « On ne joue pas avec TOUT », écrit-il. Cette phrase, lourde de sens, traduit la portée émotionnelle et personnelle de l’affaire.
L’artiste suggère que les mots, lorsqu’ils relèvent de l’accusation ou du soupçon grave, peuvent profondément atteindre une personne et son entourage.
Il appelle ainsi à davantage de responsabilité dans les prises de parole publiques, particulièrement lorsqu’il s’agit de figures exposées dont la réputation peut être fragilisée instantanément.
Clôture personnelle, mais dossier encore entre les mains de son avocat
Même s’il annonce qu’il « laisse tomber », Kerozen précise que l’aspect juridique du dossier n’est pas totalement refermé.
Il indique que son avocat poursuivra la gestion des éléments restants : « Avocato, le reste est entre tes mains, mets-nous à l’aise Opah ».
Cela laisse entendre que, même s’il se retire personnellement, certaines démarches pourraient suivre leur cours selon la procédure initialement engagée.
Avec cette décision, Kerozen tourne publiquement la page, adoptant un ton apaisé et résolument tourné vers la sortie de crise.









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