Richard Boni Ouorou / Président du parti Le Libéral
Achille Tchaou, homme d’affaires influent et proche du président du Parti Le Libéral, envoyé en prison par la CRIET pour cybercriminalité et blanchiment
L’étau se resserre dans l’affaire de corruption présumée qui secoue le parti Le Libéral.
Achille Tchaou, entrepreneur bien connu dans les milieux économiques béninois et proche du président Richard Boni Ouorou, vient à son tour d’être placé sous mandat de dépôt.
Le rebondissement, inattendu, marque une nouvelle phase dans ce dossier explosif.
Une arrestation retentissante
L’homme d’affaires a été présenté à un juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), puis écroué à la Prison Civile de Cotonou, où il rejoint Richard Boni Ouorou, incarcéré depuis le 22 mai dernier.
Les chefs d’accusation qui pèsent sur Achille Tchaou ne concernent pas uniquement les soupçons de corruption initialement liés à l’enquête.
Le parquet évoque des faits présumés de cybercriminalité et de blanchiment de capitaux, élargissant ainsi le champ de l’affaire à des dimensions économiques et numériques plus complexes.
Un "gros poisson" rattrapé par la justice
Réputé pour ses activités dans le secteur du commerce et des finances, Achille Tchaou est perçu par certains comme l’un des piliers économiques dans l’ombre du Parti Le Libéral.
Son arrestation renforce l’idée d’un réseau plus vaste et structuré que ce que laissait penser le début de l’enquête.
D’après des sources proches du dossier, ses liens étroits avec Richard Boni Ouorou et certains documents saisis au cours des perquisitions auraient motivé l’élargissement de la procédure à son encontre.
Une première audience très attendue
Achille Tchaou est attendu à la barre le lundi 2 juin 2025, pour une première audience devant la CRIET.
Les regards seront braqués sur cette comparution, qui pourrait révéler de nouveaux éléments et orienter la suite de l’instruction, toujours en cours.
Ce développement intervient alors que les avocats de Richard Boni Ouorou tentent d’obtenir la libération de leur client, en contestant la qualification de corruption et en mettant en avant l’absence d’éléments probants.
Un climat de tension et d’interrogations
L’affaire prend désormais une tournure politico-financière d’envergure.
Elle interroge non seulement sur les pratiques internes liées à l’enregistrement des partis politiques, mais aussi sur les relations troubles entre business et politique au Bénin.
Alors que l’opinion publique observe avec inquiétude cette escalade judiciaire, les autorités judiciaires, elles, poursuivent leur travail dans un climat de forte pression.
Le dossier Richard Boni Ouorou s’annonce comme l’un des plus sensibles de l’année 2025.
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