À l’approche des élections générales de 2026, les confessions religieuses du Bénin plaident pour une décrispation du climat politique. Réunis à Cotonou du 2 au 4 septembre 2025 dans le cadre d’un séminaire-atelier, plus de 400 représentants issus de diverses communautés religieuses ont recommandé une rencontre entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi.
Une initiative pour la paix
Organisée par le Cadre de Concertation des Confessions Religieuses (CCCR), cette rencontre avait pour thème : « Rôle des confessions religieuses pour des élections apaisées en 2026 ».
L’objectif était de réfléchir aux moyens d’assurer un climat pacifique avant, pendant et après les scrutins.
« Dans ce cadre d’apaisement, nous en appelons à une rencontre entre le président de la République et son prédécesseur, le docteur Boni Yayi », a déclaré le CCCR.
Les leaders religieux espèrent que cette rencontre permettra aux deux figures politiques de discuter et de s’accorder sur des solutions concrètes afin de préserver la paix et la stabilité.
Talon et Yayi, deux protagonistes politiques
Depuis plus d’une décennie, Patrice Talon et Boni Yayi occupent une place centrale dans le débat politique béninois.
Ancien chef de l’État, Boni Yayi est aujourd’hui président du principal parti d’opposition, Les Démocrates.
De son côté, Patrice Talon, à la tête du pays depuis 2016, conduit la mouvance présidentielle vers les prochaines échéances électorales.
Leur face-à-face, marqué par des rivalités persistantes, continue d’alimenter l’actualité politique nationale.
Une charte de paix proposée
Au-delà de cette proposition de rencontre, les confessions religieuses encouragent la classe politique à privilégier le dialogue et à recourir aux mécanismes juridiques, nationaux comme internationaux, pour régler les différends.
Elles appellent également chaque leader politique à bannir la violence « dans ses propos et dans ses actes » et envisagent de soumettre aux partis une charte de paix et de bonne conduite.
Ce document, une fois signé, engagerait les différents acteurs à respecter les règles démocratiques, à privilégier le dialogue et à éviter tout recours à la violence.
Appel au respect du cadre légal
Enfin, le CCCR rappelle à l’ensemble de la classe politique la nécessité de se conformer au cadre juridique qui régit la vie des partis et les élections au Bénin.
Pour les confessions religieuses, seule l’adhésion collective aux règles de l’État de droit peut garantir des élections générales apaisées en 2026.
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