Ce dirigeant militaire africain menace les États-Unis et Donald Trump
- Towanou Johannes
- 20 hours ago
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Cette fois, le message est passé sans détour. Et il n’a pas été formulé par n’importe qui.
Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni et chef des forces armées du pays, a décidé de hausser le ton face aux États-Unis. Et dans sa ligne de mire, il vise directement Donald Trump.
La phrase a circulé, reprise, commentée, parfois critiquée. Mais elle a surtout marqué les esprits :
« Si certains fauteurs de troubles aux États-Unis nous sanctionnent, moi ou l’Ouganda, pour quelque raison que ce soit, nous répondrons en les sanctionnant à notre tour. »
Pas de détour, pas de diplomatie excessive. Juste un avertissement posé là, noir sur blanc.
Un ton qui change
En Ouganda, ce genre de sortie n’est pas si courant. Le pays a longtemps cultivé des relations plutôt stables avec Washington.
Mais cette fois, le ton est différent. Plus sec. Plus direct. Comme si un cap venait d’être franchi.

Ce qui frappe surtout, c’est que ces mots ne viennent pas d’un ministre secondaire ou d’un responsable de second plan.
Ils viennent du chef de l’armée. Et du fils du président. Autant dire que ce n’est pas une simple humeur passagère publiée sur un coin de table.
Donald Trump clairement visé
Donald Trump, actuel président des États-Unis, est directement visé dans cette affaire. Ce n’est pas anodin.
Dans le langage diplomatique, on évite en général de personnaliser ce genre de tensions. Là, c’est tout l’inverse. Le message est assumé, presque frontal.
En clair, Kampala semble vouloir dire une chose : les pressions, les menaces de sanctions ou les décisions unilatérales ne seront plus encaissées en silence.
Derrière les mots, un message politique
Muhoozi Kainerugaba n’est pas un inconnu dans le paysage politique ougandais.
Beaucoup le voient déjà comme une pièce maîtresse du système, voire comme un possible successeur à son père.
Chacune de ses prises de parole est donc scrutée, pesée, interprétée. Et celle-ci ne ressemble pas à une simple sortie de colère.
Elle ressemble plutôt à un signal. Un message envoyé à l’extérieur, mais aussi, peut-être, à l’intérieur du pays.
L’Ouganda veut montrer qu’il peut parler d’égal à égal, même avec une grande puissance.
Un climat déjà tendu
Il faut aussi regarder le contexte. L’Ouganda sort de périodes politiquement sensibles.
Un scrutin présidentiel qui a vu Yoweri Museveni rempiler, des tensions internes, des critiques venues de l’étranger et des accusations récurrentes contre les forces de sécurité.
Dans ce décor-là, la question des sanctions occidentales revient régulièrement sur la table.
Cette déclaration vient donc jeter de l’huile sur un feu qui couvait déjà.
Et maintenant ?
Pour l’instant, on en est aux mots. Mais en diplomatie, les mots comptent.
Surtout quand ils viennent d’un homme qui contrôle l’armée et qui porte un nom aussi lourd dans la vie politique du pays.
Reste à savoir si cette sortie restera un coup de pression ou si elle marquera le début d’une séquence plus tendue entre Kampala et Washington.
Une chose est sûre, le message, lui, est passé. Et il est difficile de faire comme s’il n’avait jamais été prononcé.









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