Conflit devant le TAS : l’armée que prépare le Sénégal face à la CAF
- Towanou Johannes
- Mar 20
- 3 min read

Le Sénégal ne compte pas laisser passer ce qu’il considère comme une injustice historique.
Après la décision controversée de la Confédération Africaine de Football d’attribuer la CAN 2025 au Maroc, le pays prépare une riposte juridique d’une ampleur rarement vue sur le continent.
Devant le Tribunal arbitral du sport, Dakar avance désormais avec une équipe d’experts triés sur le volet, mêlant figures nationales et spécialistes internationaux du droit du sport.
Le noyau sénégalais : expérience, maîtrise et autorité
Au cœur du dispositif, la Fédération Sénégalaise de Football s’appuie sur un trio solide et expérimenté.
Seydou Diagne dirige l’ensemble de la stratégie juridique. Avocat reconnu pour sa rigueur, il coordonne la défense et incarne la ligne offensive du Sénégal dans ce dossier.
À ses côtés, le bâtonnier Aly Fall apporte son poids institutionnel et sa connaissance approfondie du droit sénégalais, renforçant la crédibilité du dispositif sur le plan juridique et politique.
Le troisième pilier, Moussa Sarr, est quant à lui rompu aux procédures du TAS. Habitué des contentieux sportifs, notamment depuis l’affaire de l’US Ouakam, il représente l’expertise technique indispensable dans ce type de litige international.
Ce trio constitue le socle stratégique de la défense sénégalaise, combinant maîtrise du dossier, expérience judiciaire et connaissance des rouages du droit sportif.
Serge Vittoz, la pièce maîtresse internationale
Pour porter le combat sur la scène internationale, le Sénégal a fait appel à Serge Vittoz, véritable référence du Tribunal arbitral du sport.
Spécialiste des litiges liés au football et aux grandes compétitions, il est considéré comme un expert redoutable dans ce type de dossiers.
Son expérience et son historique de succès devant le TAS en font un atout stratégique majeur.
Surtout, Serge Vittoz connaît déjà parfaitement les intérêts du Sénégal.
Il avait participé à la victoire historique de 2017 contre l’Afrique du Sud, une affaire qui avait conduit à la reprogrammation d’un match après scandale d’arbitrage.
Son retour dans ce dossier envoie un message clair : le Sénégal mise sur une expertise éprouvée pour renverser la décision de la CAF.
Des renforts étrangers pour verrouiller le dossier
Au-delà de ces figures déjà identifiées, le Sénégal a choisi d’élargir son équipe avec plusieurs experts internationaux.
Selon les informations disponibles, au moins trois spécialistes étrangers viennent compléter le dispositif, dont un avocat français.
Au total, un pool d’environ six avocats a été constitué pour défendre les intérêts sénégalais, preuve de l’importance stratégique accordée à cette bataille juridique.
Cette approche permet de couvrir tous les aspects du dossier, du droit africain aux subtilités des procédures du TAS, en passant par les standards du droit international du sport.
Une stratégie offensive face à la CAF
Avec cette “armée juridique”, le Sénégal affiche clairement ses ambitions.
Il ne s’agit pas seulement de contester une décision, mais de démontrer d’éventuelles irrégularités dans la procédure et de rétablir le résultat acquis sur le terrain.
Les zones d’ombre autour du jury d’appel, les contestations internes et les incohérences relevées pourraient devenir des arguments clés dans cette confrontation.
Le dernier combat d’une CAN sous tension
La CAN 2025 n’a pas encore livré son verdict définitif. Après les polémiques et les décisions administratives, le dernier chapitre se jouera devant le Tribunal arbitral du sport.
Et cette fois, le Sénégal avance avec une équipe calibrée pour un combat de très haut niveau.
Une chose est certaine : ce match-là ne se jouera pas sur la pelouse… mais dans les prétoires.




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