Cote-d’ivoire : mandat de dépôt dans une affaire à 320 millions ; Apoutchou...

Une importante affaire immobilière prend une nouvelle tournure en Côte d’Ivoire.
Une soixantaine de personnes ont saisi la police après avoir investi dans des opérations immobilières attribuées à Rita Djédjé Grahon Bénédicte et à sa société Ivoire Challenge Corporation.
Le préjudice évoqué par le parquet est évalué à 320 millions de francs CFA.
Une soixantaine de personnes saisissent la police
À l’origine de cette affaire, plusieurs investisseurs affirment avoir engagé des fonds dans des opérations immobilières proposées par Rita Djédjé Grahon Bénédicte et sa société.
Face aux difficultés rencontrées dans le cadre de ces investissements, une soixantaine de personnes auraient décidé de saisir les services de police.
L’enquête ouverte à la suite de ces plaintes a progressivement pris une ampleur plus importante.
Elle a notamment conduit les enquêteurs et la justice ivoirienne à s’intéresser à plusieurs personnalités connues du public, dont certaines auraient participé à la promotion des projets immobiliers concernés.
Des personnalités accusées d’avoir relayé les offres
Selon les éléments communiqués par le parquet, des artistes, journalistes et créateurs de contenus auraient contribué à donner de la visibilité aux activités immobilières de Rita Djédjé.

Cette dernière a été placée sous mandat de dépôt par le procureur national financier Jean-Claude Aboya.
Certains sont apparus à ses côtés dans des vidéos, tandis que d’autres ont relayé les offres auprès de potentiels acquéreurs.
Parmi les personnes déférées figurent Zahibo Jean, alias John Jay, Serey Dié Geoffroy, Adrienne Koutouan, Agbré Stéphane, alias Apoutchou National, Dali Dago Aristide, alias Pantcho le Gatair, Kouamé Yeelen Virginie, alias Maa Bio, et Soumahoro Aboubacar, alias Yaka Yaka de Paris.
Plusieurs infractions au cœur de l’information judiciaire
Ces personnes sont poursuivies dans le cadre d’une information judiciaire portant notamment sur des faits présumés d’escroquerie, d’abus de confiance, de faux et usage de faux, de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux.
La justice cherche notamment à déterminer le rôle exact de chacun dans les opérations dénoncées, ainsi que les éventuels liens entre la promotion des projets immobiliers, les sommes versées par les acquéreurs et les opérations financières réalisées dans le cadre de cette affaire.
Un préjudice estimé à 320 millions FCFA
Au total, le préjudice évoqué dans cette procédure est évalué à 320 millions de francs CFA.
Un montant qui donne une dimension particulièrement importante à cette affaire, désormais entre les mains de la justice ivoirienne.
La mise en cause ou le déferrement d’une personne dans le cadre d’une information judiciaire ne vaut toutefois pas condamnation.
Les investigations doivent encore permettre d’établir les responsabilités individuelles et de déterminer si les faits reprochés sont effectivement constitués.
L’affaire reste donc à suivre au gré des prochaines étapes de la procédure judiciaire.




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