« Maca, je ne vous ai pas oubliés. Je reviendrai faire un gros don. En silence. Pour honorer Dieu, Et le respect que j’ai reçu là-bas. Silencieux. »
Par ces mots puissants, Lionel PCS annonce sobrement son retour prochain dans l’univers carcéral, non pas en tant que détenu, mais comme un homme libre venu témoigner sa reconnaissance.
Libéré récemment du Pôle pénitentiaire d’Abidjan (anciennement MACA), l’artiste et entrepreneur a livré un témoignage poignant sur ses réseaux sociaux.
Loin des cris de révolte ou des règlements de comptes, son message se veut introspectif, apaisé et porteur d’espoir.
« Merci pour l’épreuve. Mon Dieu, je te remercie de m’avoir éprouvé jeune. Parce que tomber tôt, c’est renaître lucide. »
Dès les premières lignes, le ton est donné. Lionel PCS ne renie rien. Il reconnaît sa détention, mais insiste surtout sur les leçons apprises.
Pour lui, cette expérience n’a pas été une fin mais un nouveau départ. Un moment charnière où tout bascule, non pour l’enfoncer, mais pour l’élever.
Comprendre au lieu de condamner
Il affirme n’éprouver « ni haine ni revanche », même envers celui qu’il désigne comme responsable de la vidéo à l’origine de sa chute médiatique, Apoutchou National.
Face à cette situation, il aurait pu répondre par l’orgueil ou la colère, mais il a choisi la voie de la compréhension :
« Je n’ai pas laissé l’ego me dicter ma réaction. [...] Parce que l’ego t’alourdit. Mais la compréhension te libère. »
Ce recul assumé traduit une posture plus posée, nourrie de lectures, d’observation et d’introspection.
Pour lui, ce séjour dans l’ombre a été une forme de “réinitialisation stratégique”.
Une parole tournée vers ceux qui souffrent dans le silence
À travers son message, Lionel PCS s’adresse également à ceux qui, comme lui, vivent ou ont vécu l’enfermement.
Il ne les juge pas, ne se pose pas en modèle. Il les invite à interroger leur épreuve, à en faire un levier de transformation :
« Avant de maudire l’épreuve, interrogez-la. [...] Même une cellule peut devenir un miroir. [...] Ne gaspillez pas cette douleur, investissez-la. »
Il appelle ces hommes et femmes à ne pas laisser la souffrance être vaine, mais à en faire un terreau fertile pour leur propre renaissance.
Il confirme un retour futur au sein de l’établissement pour y faire un don, dans la discrétion et le respect.
Une conscience forgée loin des projecteurs
Ce témoignage révèle une autre facette de Lionel PCS : celle d’un homme qui a été confronté au dépouillement total, à la perte du statut et des apparences.
Mais c’est justement dans cette nudité sociale qu’il dit avoir vu sa propre vérité :
« Je suis jeune oui. Mais ma conscience n’a rien de précoce. Elle s’est forgée loin des projecteurs, dans l’ombre, dans l’épreuve, dans le réel. »
Il affirme qu’il ne revient pas en victime, mais en homme transformé, désormais animé par une « présence dangereusement calme ».
Une manière d’indiquer que son retour ne sera pas dans le tumulte, mais dans la lucidité.
En résumé, Lionel PCS signe un retour sobre et réfléchi. À travers ce texte long et méditatif, il semble vouloir rompre avec les excès du passé.
Ce n’est ni une confession, ni une justification, mais une déclaration de positionnement personnel, adressée à ceux qui doutent, tombent ou s’égarent, pour leur dire : « On peut renaître. »
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