Côte d'Ivoire: démission du premier ministre Robert Beugre Mambe
- Towanou Johannes
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En Côte d’Ivoire, un cycle politique se referme et, dans l’opinion, une attente devient de plus en plus pressante : celle du renouvellement profond de la classe dirigeante.
À la suite des élections législatives du samedi 27 décembre 2025, qui ont vu l’élection de plusieurs membres du gouvernement, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté la démission de son équipe au président de la République, Alassane Ouattara. Une démission aussitôt acceptée par le chef de l’État.
Ce mercredi 7 janvier 2026, le président ivoirien a entériné cette transition par la signature de plusieurs décrets majeurs, actant officiellement la fin du gouvernement en place et ouvrant une nouvelle séquence politique très attendue par une large partie de la population.
Fin officielle des fonctions du gouvernement
Au titre du gouvernement, deux décrets ont été signés. Le premier met fin aux fonctions du Premier ministre, chef du gouvernement, ainsi qu’à celles de l’ensemble des membres du gouvernement.
Le second met un terme aux fonctions des ministres-gouverneurs des districts autonomes.

Le président Alassane Ouattara a adressé ses remerciements au Premier ministre Robert Beugré Mambé et à son équipe pour leur contribution au développement socio-économique du pays au cours de ces dernières années.
Une transition sous le signe de la continuité… mais aussi de l’attente
En attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement, l’équipe sortante est chargée d’expédier les affaires courantes afin d’assurer la continuité de l’État.
Le président a également salué l’engagement des ministres-gouverneurs au service de la nation et de leurs districts respectifs.
Mais au-delà des formules officielles, un autre sentiment traverse aujourd’hui la société ivoirienne : celui d’une lassitude face à une classe politique perçue comme peu renouvelée.
« Quinze ans ministre, c’est trop »
Sur les réseaux sociaux et dans les discussions populaires, de nombreux Ivoiriens expriment ouvertement leur désir de voir émerger de nouveaux visages à la tête de l’État.
« Quinze ans comme ministre, c’est trop », écrivent certains internautes, résumant un ras-le-bol largement partagé face à la longévité de certaines figures dans les hautes sphères du pouvoir.
Pour une partie de l’opinion, ce remaniement ne doit pas être un simple jeu de chaises musicales, mais une véritable occasion de rajeunir et de renouveler l’équipe dirigeante, en donnant leur chance à une nouvelle génération de responsables politiques et technocrates.
Réaménagement aussi à la Présidence
Au titre de la Présidence de la République, un autre décret a également mis fin aux fonctions des ministres d’État, des ministres et des ministres conseillers à la Présidence.
Le président de la République les a félicités pour le travail accompli au service du pays.
Ces décisions marquent la fin d’un cycle et placent désormais le chef de l’État face à une attente claire : former une nouvelle équipe capable de conjuguer expérience et sang neuf.
Dans un contexte où les aspirations au changement se font de plus en plus audibles, la composition du prochain gouvernement sera scrutée de très près.
Pour beaucoup d’Ivoiriens, ce moment doit être celui d’un vrai tournant, et non d’une simple continuité. Les prochains jours diront si cette soif de renouveau sera réellement prise en compte au sommet de l’État.





