CÔTE D'IVOIRE / SCANDALE AU MINISTÈRE DE LA CONSTRUCTION : COMPLICITÉS ET IMPLICATIONS
- Towanou Johannes
- Feb 1, 2024
- 2 min read
En Côte d'Ivoire, le pôle pénal économique et financier, juridiction spécialisée dans la délinquance économique et financière, a récemment mis en lumière un vaste réseau d'escroquerie sévissant au ministère de la construction, du logement et de l'urbanisme.
Cette structure, cruciale dans la lutte pour la bonne gouvernance, s'est engagée dans une lutte acharnée contre la corruption, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les infractions financières.
Au cœur de cette affaire, quatre hauts cadres du ministère ont été identifiés comme les principaux acteurs du réseau, dont l'un est un député. Parmi eux figurent Abdoulaye Diallo, Directeur du domaine urbain (DDU) ; Kra Kouma, Directeur Général de l'urbanisme et du foncier, également député ; Hubert Yomafou, Directeur de l'urbanisme, et Bamba Daouda, sous-directeur du domaine urbain chargé du traitement des dossiers de l'Arrêté de concession définitive (ACD) des grandes parcelles.
Ces quatre hauts cadres ont été inculpés pour des malversations liées à de faux documents portant sur une somme estimée à 100 milliards de Fcfa. Le juge d'instruction du 3e cabinet du Pôle pénal économique et financier a ordonné leur placement sous contrôle judiciaire, avec confiscation de leurs passeports respectifs. Ils sont également soumis à l'obligation de se présenter au cabinet du juge tous les huit jours.
L'inculpation, datant du 16 janvier 2024, a été assortie de restrictions telles que l'interdiction de quitter le territoire ivoirien et des obligations financières, notamment le paiement d'une caution de 10 millions de francs CFA. Les hauts cadres inculpés doivent respecter ces conditions sous peine de conséquences judiciaires.
Parmi les inculpés, Abdoulaye Diallo, le Directeur du domaine urbain, a tenté en vain de se justifier devant la presse. La décision de justice, obtenue de sources fiables, souligne les charges pesant sur chaque inculpé, spécifiant les articles du code pénal et de la loi relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
Face à cette affaire, la question qui se pose maintenant est de savoir quelle sera la réaction du ministre de la construction, du logement et de l'urbanisme, M. Bruno Koné. Cette situation délicate compromet son ministère et risque de porter un coup sérieux au travail accompli dans le cadre des réformes foncières initiées pour faciliter les procédures pour la population et les investisseurs.
L'opinion publique observe avec attention les prochaines actions du ministre Bruno Koné. Va-t-il sévir contre les responsables impliqués dans ce scandale de corruption, ou choisira-t-il le silence? La réponse à cette question aura des répercussions significatives sur la confiance du public envers le ministère et l'efficacité des réformes entreprises.











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