En pleine tempête, Samuel Eto'o gagne son bras de fer et rempile
- Towanou Johannes
- 1 day ago
- 2 min read

Samuel Eto’o vient d’être réélu pour quatre années supplémentaires à la présidence de la Fédération camerounaise de football.
Sur 87 votants, 85 ont soutenu sa candidature, confirmant une victoire nette au terme d’une Assemblée générale élective tenue ce samedi 29 novembre 2025 au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo.
Cette réélection survient dans un contexte de fortes tensions institutionnelles et de contestations administratives, faisant de ce scrutin l’un des plus scrutés de l’histoire récente de la FECAFOOT.
La présence de la FIFA et de la CAF
Avant l’ouverture des travaux, Samuel Eto’o a reçu les émissaires de la FIFA et de la Confédération africaine de football (CAF).

Leur présence avait été annoncée en amont pour superviser le déroulement de l’élection et assurer le respect des règles qui encadrent l’autonomie des fédérations nationales.
Cette délégation internationale a observé le processus électoral, ce qui a renforcé la légitimité du scrutin aux yeux de la FECAFOOT.
Ceci, dans un contexte où les autorités nationales, notamment le ministre des sports, avaient exprimé de vives réserves.
Un scrutin maintenu malgré les interdictions
La tenue de cette assemblée élective intervient après une série de décisions administratives appelant à la suspension du processus.
Le ministère des Sports avait demandé de surseoir à l’élection, arguant « d’irrégularités persistantes ».
Le ministère de l’Administration territoriale, quant à lui, avait été saisi pour interdire toute assemblée élective dans le domaine du football.
Malgré ces obstacles, la FECAFOOT a maintenu le scrutin, affirmant agir conformément à ses statuts et dans le respect des règles de non-ingérence fixées par la FIFA et la CAF.
La présence des émissaires des deux instances internationales a donné un poids supplémentaire à cette position.
Un mandat qui s’ouvre sous haute pression
La réélection de Samuel Eto’o marque l’aboutissement d’un long bras de fer, mais ouvre aussi une période décisive.
Le contexte entourant le scrutin, les contestations qui l’ont précédé et les divergences entre la FECAFOOT et certaines institutions de l’État laissent présager de nouveaux défis pour les quatre prochaines années.
Cependant, le score obtenu (85 voix sur 87) confirme qu’Eto’o conserve un soutien massif à l’intérieur de l’Assemblée générale de la fédération.
Une page électorale tournée, un autre chantier qui commence
Avec ce vote, la FECAFOOT referme un chapitre parmi les plus tendus de son histoire récente.
Le défi pour Samuel Eto’o sera désormais de stabiliser la gouvernance, d’apaiser les tensions et de poursuivre les réformes engagées.
Tout ceci, dans un environnement où la visibilité internationale reste forte et la surveillance des institutions sportives mondiales particulièrement attentive.









Comments