la bataille pour l'héritage du Pasteur Tunasi prend un tournant inattendu
- Towanou Johannes
- 13 hours ago
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Un tournant décisif vient d’être acté dans l’affaire liée au décès de Blanche Kandolo.
Après des mois de tensions ouvertes, de soupçons et de désaccords profonds autour de la succession, un protocole d’accord a été signé entre le pasteur Marcello Tunasi et la famille de la défunte, notamment sa mère et ses deux sœurs, à Kinshasa.
Au-delà de la signature, les déclarations des avocats permettent de mieux saisir les véritables dynamiques d’un dossier où se croisent enjeux émotionnels, juridiques et patrimoniaux.
Une crise familiale transformée en compromis
Pendant plusieurs mois, le dossier a été marqué par une double tension : des interrogations sur les circonstances du décès, mais aussi un bras de fer autour de la gestion des biens.
Face à ce blocage, les parties ont finalement choisi de privilégier une sortie interne, loin d’un affrontement judiciaire prolongé.
« Nous sommes venus ici dans le cadre familial pour mettre fin aux différends (…) la famille est sacrée (…) aujourd’hui, la famille est unie. »
Cette déclaration montre que le règlement du conflit a été volontairement replacé sur le terrain familial.
En insistant sur le caractère “sacré” de la famille, les avocats cherchent à légitimer le compromis et à faire comprendre que la priorité n’était plus de trancher, mais de recoller les morceaux.
Cela traduit aussi une volonté claire de maîtriser l’image publique d’une affaire devenue très exposée.
L’héritage au cœur des négociations
Derrière le discours d’unité, un élément structurant apparaît nettement : la question de la succession a été le véritable moteur des négociations.
Le rôle du liquidateur et la proposition de partage ont constitué le point de bascule.
« (…) il y a d'abord l'identification de ceux qui doivent venir à l'hérédité (…) et la proposition de partage (…) l'autre partie a adhéré à cette proposition. »
Cette phrase est essentielle. Elle confirme que l’accord n’est pas simplement symbolique, mais repose sur une acceptation concrète d’un schéma de répartition des biens.
Autrement dit, le conflit s’est débloqué au moment où la famille a validé la proposition faite.
C’est ce consensus sur les intérêts matériels qui a rendu possible la paix affichée aujourd’hui.
Marcello Tunasi conforté dans son rôle
L’accord consacre officiellement le rôle de Marcello Tunasi comme liquidateur de la succession.
Ce point, qui semblait auparavant contesté, apparaît désormais stabilisé. Cette reconnaissance est loin d’être anodine.
Elle signifie que la famille accepte non seulement le principe du partage proposé, mais aussi l’autorité de celui qui en pilote la mise en œuvre.
Cela renforce la position du pasteur dans le processus et réduit les marges de contestation futures, du moins sur le plan formel.
Une communication axée sur la paix et l’avenir
Les avocats ont également insisté sur les valeurs ayant guidé l’accord, mettant en avant la paix et la protection des intérêts des enfants.
« Tout s’est fait dans une ambiance de paix (…) en privilégiant les intérêts familiaux, l’avenir des enfants (…) aujourd’hui c’est la fin. »
Ce type de discours répond à une double logique. D’un côté, il permet de rassurer l’opinion publique en montrant que le conflit est maîtrisé.
De l’autre, il sert à donner une dimension morale à l’accord, en le présentant comme un choix responsable plutôt qu’un simple compromis juridique.
Un accord amiable aux contours maîtrisés
Le choix d’un règlement à l’amiable a permis d’aboutir rapidement à un protocole signé par toutes les parties concernées, notamment la mère et les sœurs de la défunte.
Cependant, les modalités précises de cet accord n’ont pas été rendues publiques.
Cette discrétion n’est pas anodine. Elle permet de préserver les équilibres trouvés et d’éviter toute nouvelle polémique, notamment sur les concessions qui auraient pu être faites de part et d’autre.
Une unité affichée, un équilibre à préserver
L’image d’une famille réunifiée est désormais au cœur de la communication autour de cette affaire.
Mais cette unité repose sur un compromis qui devra être respecté dans la durée.
L’affaire Blanche Kandolo met ainsi en lumière une réalité fréquente mais souvent peu visible : derrière les tensions publiques, ce sont les enjeux liés à l’héritage qui structurent les rapports de force.
Dans ce dossier, c’est précisément l’acceptation d’un partage qui a permis de transformer un conflit ouvert en accord affiché. Reste à savoir si cet équilibre tiendra sur le long terme.




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