le CNPA-Bénin et l'UPMB saluent une "décision historique" de Romuald Wadagni
- Towanou Johannes
- May 26
- 2 min read

Quelques heures après la formation du premier gouvernement de Romuald Wadagni, une décision attire particulièrement l’attention dans le paysage médiatique béninois : le retour du ministère de la Communication et des Médias.
À travers un communiqué officiel signé ce 25 mai 2026, l’Assemblée Spéciale des Faîtières des Médias, regroupant le Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel du Bénin +CNPA-BÉNIN) et l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) a exprimé sa profonde satisfaction face à cette réorganisation gouvernementale qualifiée de « décision historique ».
Le retour d’un ministère hautement symbolique
Pour les responsables des médias béninois, la recréation du ministère de la Communication et des Médias dépasse largement le simple cadre administratif.
Dans leur déclaration, les deux principales faîtières professionnelles du secteur estiment que cette décision constitue « une reconnaissance claire et solennelle de l’importance stratégique des médias dans le processus de développement national ».
Le communiqué souligne également que ce choix politique traduit la volonté du nouveau président de replacer les médias au cœur des politiques publiques nationales.
À travers cette réforme, le pouvoir entend visiblement redonner une visibilité institutionnelle plus forte au secteur médiatique, considéré comme un pilier essentiel de la démocratie et de la circulation de l’information.
Un signal envoyé à la liberté d’expression
L’Assemblée Spéciale des Faîtières des Médias voit dans cette initiative un signal important en faveur de la liberté d’expression et du pluralisme médiatique.
Les organisations professionnelles affirment notamment que cette décision prouve que le président Romuald Wadagni « accorde une valeur fondamentale à la liberté d’expression et au développement des entreprises de presse ».
Dans un contexte où les débats sur les libertés publiques, la régulation des médias et les conditions économiques de la presse restent sensibles dans plusieurs pays africains, cette sortie des acteurs béninois des médias apparaît comme une marque de confiance envers la nouvelle orientation gouvernementale.
Les médias promettent un partenariat constructif
Au-delà des remerciements, les faîtières des médias béninois ont également pris un engagement public envers le nouveau pouvoir.
Dans leur communiqué, elles se disent prêtes à accompagner le nouveau chapitre qui s’ouvre au Bénin.
Les responsables des médias assurent vouloir être « des partenaires loyaux et constructifs » du gouvernement, avec l’ambition de faire des médias béninois « un levier puissant au service du développement et de la cohésion nationale ».
Cette volonté affichée de collaboration intervient alors que plusieurs défis attendent le secteur : transition numérique, viabilité économique des entreprises de presse, professionnalisation, régulation des contenus et adaptation aux mutations technologiques.
Une nouvelle ère pour le secteur médiatique ?
Dans le premier gouvernement de Romuald Wadagni, le portefeuille de la Communication et des Médias a été confié à Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Cette nomination et le retour du ministère dédié suscitent déjà de nombreuses attentes dans le milieu médiatique béninois.
Pour plusieurs observateurs, cette décision pourrait marquer le début d’une nouvelle dynamique dans les relations entre l’État et les professionnels des médias.
Ceci, avec l’espoir d’un cadre plus structuré pour accompagner le développement du secteur.
Reste désormais à voir comment cette volonté politique se traduira concrètement dans les prochains mois, notamment sur les questions liées aux conditions de travail des journalistes, à l’accès à l’information publique et au soutien aux entreprises de presse.





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