Macky Sall candidat à l'ONU : le Sénégal dénie tout soutien à l'ex président
- Towanou Johannes
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Le rêve d’une percée internationale pour Macky Sall vient de subir un coup d’arrêt brutal.
À Addis-Abeba, en date du 27 mars 2026, un document officiel de la mission permanente du Sénégal auprès de l’Union africaine vient totalement rebattre les cartes.
Ceci, autour de sa supposée candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Un document officiel qui change tout
Contrairement aux interprétations hâtives évoquant un simple désaccord diplomatique, le communiqué officiel est sans ambiguïté.
Le Sénégal affirme noir sur blanc que le gouvernement n’a “à aucun stade endossé cette candidature” et qu’il n’a pas été associé à l’initiative, portée selon le document par le gouvernement du Burundi.
Plus encore, la précision est lourde de sens : “le Sénégal ne saurait être considéré comme partie prenante à ladite démarche.” Une formule diplomatique forte qui équivaut à un désengagement total.
Une initiative sans base nationale
Ce document révèle un élément clé jusque-là flou : la démarche en faveur de Macky Sall ne proviendrait pas des autorités sénégalaises elles-mêmes.
Elle aurait été enclenchée en dehors de Dakar, sans validation officielle.
Dans les arcanes diplomatiques, une telle situation fragilise considérablement toute ambition internationale.
Une candidature au sommet de l’ONU sans l’aval clair de son propre pays apparaît difficilement soutenable.
Juan Branco met de l’huile sur le feu
Dans ce contexte déjà explosif, Juan Branco, connu pour sa proximité avec le premier ministre Ousmane Sonko et pour avoir été arrêté sous le régime de Macky Sall au plus fort de la crise politique, a réagi avec une rare virulence.
"L'Union Africaine vient de retirer son soutien à la candidature de Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU, détruisant de façon définitive cette initiative indécente. Une procédure le visant pour crimes contre l'humanité reste pendante devant la Cour de Cassation en France."
Une déclaration choc, à forte portée politique, qui tranche avec la prudence diplomatique du document officiel.
Si elle renforce l’écho médiatique de l’affaire, elle relève toutefois d’une lecture engagée, là où le communiqué sénégalais met surtout en évidence un désengagement clair de l’État, sans évoquer explicitement une décision formelle de l’Union africaine.
Une ambition fragilisée
Au-delà de cet épisode, la situation de Macky Sall reste entourée de controverses.
Les déclarations de Juan Branco évoquent notamment une procédure judiciaire en France, un élément qui, sans être officiellement lié à cette affaire diplomatique, contribue à fragiliser son image sur la scène internationale.
Sans le soutien officiel de son propre pays, et dans un contexte où l’Union africaine joue un rôle clé dans la désignation d’un candidat africain consensuel, les chances de voir Macky Sall accéder au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies apparaissent désormais extrêmement réduites.
Ce développement met en lumière une réalité implacable : en diplomatie, aucune ambition, aussi élevée soit-elle, ne peut prospérer sans un socle national solide et un alignement clair des soutiens.
Une chose est certaine : avec ce document officiel, le dossier vient de prendre un tournant décisif, et pourrait bien marquer un coup d’arrêt quasi définitif à cette ambition mondiale.





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