Makosso: la morale prêchée à Marcello Tunasi rattrapée par la sortie de Créol
- Towanou Johannes
- Jan 2
- 3 min read

Une nouvelle déclaration de l’artiste gabonaise Créol a ravivé une affaire que beaucoup pensaient définitivement classée.
En évoquant ouvertement une relation intime passée avec le pasteur ivoirien Camille Makosso, elle remet au centre du débat une histoire déjà connue du public, mais jamais totalement digérée.
Cette sortie intervient dans un contexte particulier, alors que Makosso s’était récemment illustré par des critiques sévères à l’encontre du pasteur Marcello Tunasi, accusé de s’être remarié trop rapidement.
Quand Makosso s’érigeait en juge moral
Ces derniers temps, Camille Makosso s’était montré très offensif dans ses prises de parole publiques, se posant en défenseur d’une certaine morale chrétienne.
En ciblant le pasteur Tunasi, il estimait que ce dernier avait manqué de retenue et de sagesse dans la gestion de sa vie sentimentale après un deuil.
Cette posture, largement relayée sur les réseaux sociaux, lui avait valu autant de soutiens que de critiques.
Mais en s’exposant ainsi comme donneur de leçons, Makosso prenait aussi le risque de voir son propre passé ressurgir.
La déclaration de Créol qui remet tout sur la table
C’est précisément ce qui s’est produit avec la déclaration de Créol, devenue virale en quelques heures :
« J’ai vécu à Angré Cocody cité Gestoci 2 ans 🥹 J’aime attiéké et placali ❤️. Je demande pardon pour avoir fait mougoupan à Makosso. »
Derrière un ton apparemment léger, le message est lourd de sens.
Il renvoie directement à une relation intime assumée avec le pasteur, ravivant une affaire que l’opinion publique n’avait pas oubliée.
Ce que signifie réellement « mougou »
Pour bien comprendre la portée de cette déclaration, une précision linguistique s’impose.
En argot ivoirien, le terme « mougou » signifie coucher avec quelqu’un, avoir une relation sexuelle.
L’expression « faire mougoupan à quelqu’un » ne laisse donc aucune place au doute.
Créol parle bien d’une relation intime, et non d’une simple proximité ou d’une relation amicale.
Un passé déjà exposé publiquement
Cette déclaration n’est pas une première. Par le passé, Créol avait déjà affirmé avoir entretenu une relation avec Camille Makosso.
Elle avait même révélé avoir été enceinte de lui, une grossesse qu’elle disait ne pas avoir poursuivie, faute de se sentir prête à devenir mère à ce moment-là.
De son côté, Makosso n’avait jamais totalement nié cette relation. À une période, il avait même publié des messages affectueux à l’endroit de l’artiste, confirmant implicitement l’existence d’un lien sentimental.
Ces éléments montrent que la sortie récente de Créol s’inscrit dans une continuité, et non dans une simple provocation isolée.
Une contradiction qui choque une partie de l’opinion
Pour de nombreux internautes, cette affaire met en lumière une contradiction majeure.
Comment condamner publiquement la vie sentimentale d’un autre pasteur au nom de la morale chrétienne, tout en étant soi-même cité dans une relation intime largement médiatisée ?
La question de la cohérence entre le discours public et la vie privée se pose avec acuité, d’autant plus que Makosso est connu pour ses prises de position tranchées et son exposition volontaire sur les réseaux sociaux.
Créol, une artiste habituée aux sorties sans filtre
Il faut aussi rappeler que Créol n’est pas étrangère aux polémiques. Son franc-parler, ses déclarations directes et son attitude assumée font partie intégrante de son image publique.

Elle a souvent revendiqué sa liberté de ton, quitte à choquer ou à déranger.
En demandant pardon tout en assumant les faits, elle adopte une posture paradoxale, mêlant repentance et provocation, qui alimente encore davantage le débat.
Une affaire qui dépasse le simple buzz
Au-delà des réseaux sociaux, cette séquence pose une question plus profonde : la crédibilité morale des leaders religieux à l’ère du numérique.
Dans un contexte où le passé est constamment archivé et ressorti au moindre faux pas, chaque prise de position devient un exercice périlleux.
L’affaire Makosso–Créol illustre parfaitement cette réalité : le passé intime, lorsqu’il est public, peut rapidement fragiliser toute posture morale trop affirmée.









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