Mali / dialogue : Assimi Goïta reçoit le texte final ; l'opposition...
- Towanou Johannes
- May 13, 2024
- 2 min read
Après la clôture du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, les événements s'enchaînent rapidement. Ce lundi 13 mai 2024, le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l'État, a reçu les conclusions de ces concertations nationales. La remise officielle s'est déroulée lors d'une cérémonie solennelle à Koulouba, en présence des membres du gouvernement, des institutions de la République, des gouverneurs de région, ainsi que des membres du comité de pilotage du dialogue inter-Maliens, des délégués régionaux et des représentants de la diaspora malienne.
Un rejet massif
Regroupant des figures éminentes des partis politiques, des alliances politiques, et des organisations de la société civile, les signataires de la déclaration du 31 mars expriment leur profonde déception face aux résultats du dialogue.
Ils affirment que ces recommandations ne peuvent en aucun cas lier le peuple malien, confronté quotidiennement à l'insécurité croissante et aux défis économiques sans précédent.
Ils soulignent les difficultés persistantes liées à la vie quotidienne, marquées par une hausse vertigineuse du coût de la vie et une incapacité notoire des autorités à résoudre la crise énergétique.
Une démarche contestée
Les parties signataires déplorent vivement la suspension des activités politiques, décidée par les autorités maliennes, au moment même où le dialogue inter-malien était en cours.
Ils jugent cette décision contraire aux principes démocratiques et aux lois en vigueur, considérant la participation politique comme un élément essentiel de la vie publique et politique du pays.
Cependant, ils affirment leur détermination à ne pas fléchir dans leur lutte pour la liberté, la démocratie et le bien-être du peuple malien.
Réactions internationales
La décision des autorités maliennes de suspendre les activités politiques a immédiatement suscité des réactions indignées au niveau international.
Des organisations telles que le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU et Reporters sans frontières ont vivement dénoncé cette mesure, la jugeant préjudiciable à la démocratie et aux droits fondamentaux des citoyens maliens.
Le rejet unanime des conclusions du dialogue par les acteurs politiques et de la société civile au Mali souligne la profonde crise politique et sociale que traverse le pays. Face à cette impasse, il est impératif de trouver des solutions inclusives et durables, qui répondent aux aspirations légitimes du peuple malien pour la paix, la démocratie et le développement.











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