Nathalien Wilfrid Kpadonou: le visage d’un fidèle serviteur de l’État
- Towanou Johannes
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Dans le paysage administratif et politique béninois, son nom résonne avec une discrète assurance.
Nathalien Wilfrid Kpadonou, natif d’Agonlin Zagnanado, plus précisément de Doga-Vèdji, incarne une génération de cadres qui ont choisi de servir l’État avec compétence, intégrité et vision.
Fonctionnaire depuis seize ans, diplômé de haut niveau et aujourd’hui membre actif du Bloc Républicain, il se distingue par un parcours où le devoir public se conjugue avec l’amour de sa terre natale et la foi en l’avenir du Bénin.
Des racines profondes, une enfance marquée par l’histoire de Zagnanado
Grandir à Zagnanado, c’est respirer une mémoire vivante. Pour Nathalien Kpadonou, les noms mêmes des quartiers sont autant de pages d’histoire.
Hongbodji, « l’entrée principale » ; Asiyadji, « l’endroit où le drapeau est hissé » ; Fléssa, témoin de l’installation des Hountondji d’Abomey ; Ahouankplontin, vestige d’un ancien camp militaire des amazones…
Ces lieux racontent la complicité ancienne entre le royaume d’Abomey et la terre de Zagnanado.
Il se souvient des sources d’eau naturelles comme Agluiglui, du monastère, et de cet arbre mythique que le roi d’Abomey aurait planté à l’envers, mais qui a défié la logique pour pousser normalement.
« Ces repères sont notre trésor collectif, dit-il. Les réorganiser et les faire connaître est essentiel pour transmettre notre histoire. »
Cet attachement à la mémoire locale nourrit son engagement pour une commune fière de ses origines et ouverte au monde.
Un parcours académique exemplaire, de l’ENAM à la maîtrise des finances publiques
Issu d’une famille de fonctionnaires, Nathalien Kpadonou a sillonné le Bénin au gré des affectations parentales, du CEG1 Dassa au Collège Catholique Mgr Steinmetz de Bohicon, en passant par le CEG Zagnanado.
Ces déplacements successifs lui ont forgé un réseau d’amitiés et une capacité d’adaptation qui marqueront toute sa carrière.
Bachelier déterminé, il choisit l’École Nationale d’Administration (ENA) pour suivre une formation en gestion hospitalière, avant de décrocher un master en Administration des Finances et Trésor, puis un second master en Marchés Publics et Partenariat Public-Privé à la FADESP.
Son choix de l’administration hospitalière ne doit rien au hasard : très jeune, il a été confronté à la réalité du système sanitaire en veillant sur son père malade.
« J’ai vu de près les souffrances des patients et des agents de santé. J’ai voulu agir de l’intérieur pour améliorer la prise en charge. »
Ses stages à l’hôpital de zone d’Agonlin Covè Zagnanado et au CHD-Ouémé Plateau, suivis d’un passage à la Direction Départementale de la Santé Ouémé Plateau, l’immergent dans la gestion des services publics.
Reçu au concours d’Agent Permanent de l’État, il prend officiellement service le 17 juillet 2009 au Ministère du Développement et du Plan, avant d’être tour à tour affecté aux ministères de la Santé, de l’Enseignement Secondaire, du Transport et des Infrastructures, et aujourd’hui à l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (ADET).
Seize ans d’administration, la rigueur en étendard
Gestionnaire financier et spécialiste de la commande publique, Nathalien Kpadonou a occupé des postes stratégiques : chef de division Budget, assistant régisseur, chef de service administratif et financier, directeur de l’administration et des finances…
« Mon fort, c'est la maîtrise des procédures d'exécution des dépenses publiques » souffle-t-il.
Un domaine qui couvre la mobilisation des ressources financières, la gestion de la trésorerie, la comptabilité matière.
À cela, il faut ajouter le contrôle et la vérification de la conformité des procédures lors de l'exécution des dépenses.
Dans cet univers exigeant, il s’appuie sur des valeurs non négociables : assiduité, respect des normes, intégrité, hiérarchie, proactivité.
« L’administration publique doit rester un espace d’exemplarité. On ne peut exiger des citoyens ce qu’on ne pratique pas soi-même », insiste-t-il.
La politique comme prolongement du service public
Si sa carrière administrative l’a façonné, Nathalien Kpadonou n’a pas voulu s’en tenir aux seules logiques technocratiques.
Son engagement au sein du Bloc Républicain répond à un désir de participer activement à la construction démocratique.
« Le BR valorise la jeunesse et l’écoute. C’est un parti plein d’avenir », affirme-t-il, citant la 7ᵉ valeur fondatrice du mouvement :
« Le Bénin doit rester une nation de fraternité, de justice sociale, d’amour du travail et de paix. »
Pour ce cadre rompu aux arcanes de la commande publique, la politique n’est pas un simple tremplin, mais un outil d’action collective.
Il veille toutefois à maintenir une stricte séparation entre ses fonctions administratives et ses activités partisanes :
« Servir l’État exige intégrité et neutralité. La politique ne doit jamais interférer avec la mission publique. »
Ses ambitions sont claires : promouvoir l’engagement des jeunes, briguer des postes de responsabilité au sein du parti, et, à terme, décrocher des mandats électifs pour influencer directement le développement local et national.
L’éducation, priorité et passion
Si Nathalien Kpadonou a choisi de travailler aujourd’hui à l’ADET, ce n’est pas un hasard.
Sa conviction est profonde : l’éducation et la santé sont les deux leviers du progrès.
Formé à la planification de l’éducation, il connaît les défis du secteur : maintien des filles à l’école, obstacles financiers, déscolarisation précoce.
« Chaque enfant mérite une éducation de qualité. C’est la clé pour rompre le cycle de la pauvreté et ouvrir le champ des possibles. »
Pour lui, investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de Zagnanado et du Bénin tout entier.
Son engagement en faveur des jeunes filles est particulièrement fort : « Lorsqu’une fille s’éduque, c’est tout un village qui progresse. »
Un homme de terrain, entre mémoire et modernité
Derrière le technocrate et le politique, se profile un homme profondément attaché à sa terre natale.
Il parle avec émotion des paysages de Zagnanado, de ses sources naturelles, de la solidarité qui unit ses habitants.

Ce lien intime nourrit une vision du développement où la modernité ne doit jamais effacer l’identité culturelle.
« Réorganiser nos sites historiques, c’est aussi créer des opportunités touristiques et économiques », affirme-t-il, convaincu que la valorisation du patrimoine local peut devenir un moteur de croissance.
Une trajectoire appelée à grandir
À 16 ans de service public, Nathalien Wilfrid Kpadonou n’entend pas ralentir.
Entre l’administration, la politique et son engagement communautaire, il trace patiemment une route qui pourrait le mener, demain, à de hautes responsabilités.
Son profil allie compétence technique, vision politique et enracinement culturel, un triptyque rare dans le paysage béninois.
Son message à la jeunesse résume son credo : discipline, travail et intégrité.
« On peut être jeune, ambitieux et rester fidèle à ses valeurs. C’est ainsi que l’on change réellement le cours des choses. »
Un futur à l’image d’un arbre bien enraciné
À l’instar de l’arbre légendaire de Zagnanado, planté à l’envers mais qui a poussé droit, Nathalien Kpadonou a appris à transformer les obstacles en opportunités.
Son parcours, jalonné de mutations, de formations et d’engagements, témoigne d’une capacité à s’ancrer solidement tout en visant haut.
Pour ce fils d’Agonlin, l’histoire ne fait que commencer. Et si l’avenir du Bénin se construit par des femmes et des hommes de rigueur et de conviction, il est certain que Nathalien Wilfrid Kpadonou continuera d’en être l’un des artisans les plus prometteurs.
En une phrase : Nathalien Wilfrid Kpadonou, c’est l’alliance d’une carrière administrative exemplaire, d’un engagement politique assumé au sein du Bloc Républicain, et d’un amour indéfectible pour l’éducation et la terre qui l’a vu naître.





