Niger/la colère gronde: l'étau se resserre autour du Général Tiani
- Towanou Johannes
- Jul 18
- 3 min read

Déjà acculé par des défis sécuritaires majeurs et une crise humanitaire persistante, le Niger voit désormais poindre une tension sociale de grande ampleur. Le gouvernement de transition, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, fait face à un malaise grandissant : les fonctionnaires de l’État n’ont pas perçu leurs salaires des mois de mai et juin 2025. Cette situation explosive a été officiellement dénoncée par la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), à travers un communiqué au ton ferme publié le 14 juillet.
Des retards de salaire jugés inacceptables
Dans un langage direct, le Bureau Exécutif National de la CDTN a exprimé son amertume :
« Le BEN/CDTN constate avec amertume le retard dans le paiement des salaires aussi bien du mois de mai que celui de juin 2025. »
Une formulation claire qui traduit un profond malaise au sein des rangs syndicaux.
Ces retards répétés sont perçus comme une négligence grave de l’État envers ses travailleurs, déjà éprouvés par des mois de précarité croissante.
Une situation intenable pour les travailleurs
Dans un contexte de flambée des prix et de vie chère, les fonctionnaires nigériens tirent la sonnette d’alarme. La CDTN souligne :
« Le contexte marqué par la vie chère dans lequel se trouvent les travailleurs nigériens en général et les agents de l’État en particulier, ne permet pas de supporter des retards dans le paiement des salaires. »
Pour de nombreux ménages, ces salaires en retard représentent leur seul filet de survie.
L’impact est immédiat : impossibilité de payer les loyers, de nourrir les familles, ou même d’acheter les produits de première nécessité. Une réalité qui alimente une colère latente.
Un appel pressant pour éviter l’explosion sociale
La CDTN lance un appel sans détour au gouvernement afin qu’il agisse sans délai. Le syndicat insiste :
« Le BEN/CDTN demande au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour payer les salaires, les pensions ainsi que les pécules à terme échu afin de garantir la paix sociale. »
L’organisation met en lumière l’urgence d’un règlement rapide.
Le non-paiement des agents publics n’est plus seulement une question administrative, c’est une menace directe pour la stabilité nationale.
L’opinion nationale prise à témoin
Plus qu’une alerte, la CDTN émet un avertissement solennel.
Dans une déclaration lourde de conséquences, elle avertit les autorités de transition :
« Le BEN/CDTN prend l’opinion nationale à témoin et informe le Gouvernement qu’il ne tolérera pas un retard dans le paiement des salaires, compte tenu de la situation déjà très difficile dans laquelle végètent les travailleurs d’une manière générale. »









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