Niger: la décision du Général Tiani qui vire à la fronde des...
- Towanou Johannes
- Aug 13
- 2 min read

La crise politique et sociale qui secoue le Niger franchit désormais les portes des tribunaux.
Les 14 et 15 août prochains, l’ensemble des avocats du pays observeront une grève totale pour protester contre la dissolution récente de plusieurs syndicats du secteur de la justice.
Pour l’Ordre des Avocats, il s’agit ni plus ni moins d’une attaque frontale contre l’indépendance de la justice, un pilier déjà fragilisé par des années de tensions institutionnelles.
Cette mobilisation, rare par son ampleur, risque de plonger un peu plus le régime du Général Abdourahamane Tiani dans la tourmente, alors que celui-ci doit déjà faire face à une armée divisée, des syndicats hostiles et un contexte sécuritaire explosif.
La dissolution des syndicats : la goutte de trop
Au cœur de la colère : la décision des autorités de dissoudre plusieurs organisations syndicales de magistrats et de greffiers.
Officiellement, le pouvoir justifie cette mesure par des raisons administratives et sécuritaires.
Officieusement, dans les rangs du barreau, on parle d’une tentative claire de museler toute contestation interne à l’appareil judiciaire.
« Ce qui se joue ici dépasse nos intérêts corporatifs. C’est l’avenir de l’État de droit qui est en danger », confie un avocat de Niamey, sous couvert d’anonymat.









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