Paul Kagame a été réélu président du Rwanda avec une écrasante majorité de 99,1 % des voix, selon les résultats du corps électoral. Ce quatrième mandat prolonge son règne de 24 ans à la tête du pays d'Afrique de l'Est, soulevant de nouvelles interrogations sur la véritable nature de la démocratie rwandaise.
Contexte politique et autoritarisme
Depuis son accession au pouvoir en 2000, Kagame a consolidé un contrôle strict sur le Rwanda, écartant systématiquement toute opposition significative.
La présence limitée de seulement deux autres candidats aux élections présidentielles, sous la surveillance étroite du régime, souligne les critiques constantes concernant le pluralisme politique et les libertés civiles.
Les élections au Rwanda sont régulièrement critiquées pour leur manque de pluralisme et de transparence.
La victoire écrasante de Kagame renforce les préoccupations internationales quant à la démocratie de façade et à l'absence de conditions équitables pour une compétition politique authentique.
Réactions locales et limites à la liberté d'expression
Malgré des signes sporadiques de mécontentement local, les critiques internes sont souvent muselées par des mesures répressives et des lois restrictives.
Les voix dissidentes sont étouffées sous prétexte de maintenir la stabilité et le développement économique du pays.
Avec ce nouveau mandat, Kagame semble assuré de maintenir son emprise sur le Rwanda.
Étaient face à lui pour ce scrutin, deux candidats. Frank Habineza, candidat de l'unique parti de l'opposition a recueilli 0,53% des voix.
De son côté, Philippe Mpayimana, candidat indépendant, est arrivé 3ème avec 0,32% des voix des résultats provisoires.
Comments