Pour incitation à la haine raciale, un célèbre Tiktokeur condamné à...

Le tiktokeur sénégalais Keylor a été condamné, ce mercredi, à six mois d’emprisonnement, dont quinze jours ferme, pour collecte illicite de données personnelles, atteinte à la vie privée et diffusion de messages à caractère racial ou xénophobe.
Le tribunal a également prononcé une amende de 200 000 francs CFA à son encontre.
Une peine largement inférieure aux réquisitions du parquet
La sanction prononcée est nettement moins sévère que celle réclamée par le procureur de la République, qui avait requis six mois de prison, dont trois mois ferme.
Détenu depuis le 23 octobre, Keylor a déjà passé près de deux semaines en prison.
Sous réserve de la prise en compte de cette détention préventive dans l’exécution de sa peine, il pourrait donc recouvrer la liberté après avoir purgé les quinze jours ferme prononcés par le tribunal.
Son avocat salue « une victoire du droit »
À l’issue du verdict, Me Cissé, avocat du tiktokeur, a salué ce qu’il considère comme « une victoire du droit ».
Le conseil se réjouit notamment du rejet des demandes de dommages et intérêts formulées par la Fédération des boutiquiers, qui réclamait cinq millions de francs CFA.
Le tribunal n’a donc pas donné suite à cette demande d’indemnisation.
Une vidéo à l’origine de la procédure judiciaire
Cette affaire trouve son origine dans une vidéo publiée le 12 août dernier.
Dans cette séquence, Keylor affirmait avoir découvert un boycott des produits locaux, qu’il attribuait à des commerçants guinéens.
Ses déclarations, mettant en cause une communauté de commerçants sur une base nationale, ont rapidement suscité une polémique.
La Fédération des boutiquiers porte plainte
À la suite de la diffusion de cette vidéo, la Fédération des boutiquiers a décidé de saisir la justice.
La plainte a conduit à l’ouverture de poursuites contre l’influenceur, notamment pour des faits liés à la collecte illicite de données personnelles, à l’atteinte à la vie privée et à la diffusion de messages à caractère racial ou xénophobe.
Le tribunal a finalement rendu sa décision ce mercredi, en prononçant une peine de six mois, dont quinze jours ferme.




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