Retrait de la CAN au Sénégal: le vice-président du jury d'appel lâche une bombe
- Towanou Johannes
- 2 hours ago
- 2 min read

Le dossier de la CAN 2025 bascule dans une zone de fortes turbulences. Cette fois, le séisme vient de l’intérieur même de la Confédération Africaine de Football.
Faustino Varela Monteiro, vice-président du Jury d’appel, brise le silence et désavoue clairement la décision qui a sanctionné le Sénégal au profit du Maroc.
Un désaveu frontal venu de l’intérieur
« Je suis en profond désaccord avec la décision prononcée et j’ai exprimé mon désaccord lors de la séance. »
Cette déclaration, lourde de conséquences, révèle pour la première fois que la décision de la CAF n’a pas fait l’unanimité au sein même de son Jury d’appel.
Une fracture confirmée au sein du Jury
« Pour avoir consulté la décision motivée du Jury d’Appel, je confirme qu’il apparaît sur ce document qu’un membre de ce Jury a également marqué son désaccord et a rejeté les sanctions prononcées contre le Sénégal. »
Ce passage change radicalement la lecture du dossier. Il ne s’agit plus d’une décision claire et consensuelle, mais d’un verdict contesté jusque dans ses propres rangs.
La crédibilité de la procédure se retrouve désormais directement questionnée.
Avant Monteiro, Djibouti avait déjà semé le doute
Bien avant cette sortie fracassante, des signaux inquiétants étaient déjà apparus.
Robleh Djama, membre du Jury d’appel, avait publiquement nié toute participation à la réunion ayant statué sur le sort du match.
« Je tenais à préciser que je n’ai pas participé à cette audience, à cette commission qui a siégé et qui a statué sur le forfait qui a été déclaré à l’équipe du Sénégal. »
Dans la foulée, les autorités du football djiboutien avaient également clarifié leur position.
« Notre représentant n’a pas été convoqué ni participé à cette réunion. Donc nous ne sommes ni l’appelant ni l’appelé. »
Ces déclarations avaient déjà soulevé des interrogations sur la régularité du processus.
Un dossier fragilisé avant même le TAS
Avec ces révélations successives, la position de la CAF apparaît de plus en plus fragile à l’approche du recours devant le Tribunal arbitral du sport.
Entre : des membres absents ou non convoqués, des désaccords internes assumés et une décision contestée publiquement, le dossier pourrait perdre en solidité sur le plan juridique.
Le Sénégal plus que jamais en embuscade
Pour le Sénégal, ces éléments constituent désormais des arguments majeurs.
Ils pourraient permettre de démontrer que la décision contestée n’a pas été prise dans un cadre totalement consensuel et pourrait comporter des failles procédurales.
De quoi relancer totalement le suspense autour de cette CAN 2025 sous haute tension.
Une chose est désormais certaine, ce dossier ne se joue plus seulement sur le terrain mais au cœur même des institutions du football africain.




Comments