SÉNÉGAL : LE VERDICT DE LA COUR SUPRÊME EST TOMBÉ POUR OUSMANE SONKO
- Towanou Johannes
- Jan 5, 2024
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C'est officiel, le délibéré de la Cour suprême sénégalaise a confirmé jeudi 04 janvier la condamnation par la Cour d'appel en mai dernier D'Ousmane Sonko à six mois de prison assorti de sursis.
L'opposant sénégalais était poursuivi en diffamation par le ministre du tourisme Mame Mbaye Niang. Une condamnation qui pourrait compromettre définitivement sa volonté de se présenter à la présidentielle du 25 février 2024.
Représenté par 13 avocats, Ousmane Sonko détenu a opté avec son conseil, de plaider l'exception d’inconstitutionnalité.
En effet, ils voulaient que la Cour suprême se dessaisisse de l'affaire afin qu'elle soit transmise au Conseil Constitutionnel.
Après cela, ils ont demandé une cassation de l'arrêt en date du 8 mai 2023, au motifs des multiples vices de procédure qu'ils ont énuméré. A titre d'exemple, ils ont mentionné une citation à comparaître jamais reçue par leur client.
L'avocat général avait dailleurs suivi quelques éléments des avocats de la défense et etait pour une cassation.
Sauf que le juge a rejeté aussi bien l'exception d’inconstitutionnalité et la demande de cassation et confirmé la condamnation de Sonko à six mois de prison avec sursis ainsi qu'à des dommages et intérêts chiffrés à 200 millions de francs CFA.
Il semblerait que ce soit la fin des ambitions de l'opposition d'être candidat à l'élection présidentielle du 25 février prochain. Une condamnation définitive qui le rend inéligible pour les cinq prochaines années.
Âgé se 49 ans, l'opposant est englué dans de nombreuses affaires judiciaires avec l'État du Sénégal et n'a de cesse de dénoncer une instrumentalisation de la justice avec comme seule finalité de l'écarter de la présidentielle à venir. A
Il a déjà été condamné en Mars 2023 à deux mois de prison avec sursis ainsi qu'à une amende de 200 millions de francs CFA en première instance.
Dans une autre affaire, il a été déclaré coupable le 1er juin et condamné à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ».
Sa défense et ses soutiens, bien que très déçus par ce verdict n'entendent pas pour autant abdiquer.
En effet, il est dit dans l'article 34 du Code pénal sénégalais que les cas d'incapacité, en cas de délit, c'est la juridiction du jugement qui la prononce ou bien l'en dispense. Eu égard à cela, le dossier est sensé revenir à Ziguinchor.
De quoi nourrir un maigre espoir chez les partisans de l'opposant alors que le Conseil constitutionnel publie la liste définitive des candidats à l’élection le 20 janvier prochain .











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