Un opposant déposé en prison pour dénonciation calomnieuse
- Towanou Johannes
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L’activiste et opposant ivoirien Jean-François Kouassi, plus connu sous le surnom de JFK, a été placé sous mandat de dépôt et conduit au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA) après sa présentation au parquet. Une affaire qui secoue la scène politique et ravive le débat sur la liberté d’expression en Côte d’Ivoire.
Une arrestation qui fait grand bruit
Interpellé plusieurs jours plus tôt à Abidjan, Jean-François Kouassi avait lui-même annoncé son arrestation sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de réactions parmi ses soutiens et dans l’opinion publique.

Après un séjour en garde à vue à la préfecture de police, il a été déféré devant le parquet, avant que la décision ne tombe : placement sous mandat de dépôt.
L’opposant passe ainsi de la garde à vue à la détention provisoire, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Des accusations lourdes
Selon les informations disponibles, plusieurs chefs d’accusation sont retenus contre lui.
Il s'agit notamment de diffusion de fausses informations, trouble à l’ordre public, diffamation et dénonciation calomnieuse.
Ces poursuites seraient liées à des publications et prises de parole publiques dans lesquelles Jean-François Kouassi dénonçait la gestion de certains dossiers sensibles, en particulier autour des concours administratifs et de l’accès à la fonction publique.
Un opposant connu pour ses prises de position tranchées
Jean-François Kouassi s’est imposé ces dernières années comme une voix critique très active sur les réseaux sociaux.
Se présentant comme défenseur des jeunes et pourfendeur des injustices, il s’est bâti une notoriété sur des dénonciations directes et souvent virulentes contre des responsables administratifs et politiques.
Cette visibilité, qui lui a valu une base de partisans fidèles, l’a aussi placé au cœur de plusieurs controverses.
Une affaire à forte dimension politique
Pour ses soutiens, cette incarcération est perçue comme une tentative de faire taire une voix dérangeante.
Pour les autorités judiciaires, en revanche, il s’agit avant tout de l’application de la loi face à des faits jugés graves, notamment en matière de diffusion d’informations pouvant porter atteinte à l’ordre public et à la réputation de personnes ou d’institutions.
L’affaire prend ainsi une dimension à la fois judiciaire et politique, dans un contexte ivoirien où les questions de libertés publiques et de responsabilité sur les réseaux sociaux deviennent de plus en plus sensibles.
En attente de son procès
Désormais détenu, Jean-François Kouassi reste en prison dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
Les prochains jours devraient permettre d’en savoir plus sur la date de son procès et sur la stratégie de sa défense.
Quoi qu’il en soit, ce dossier marque un nouveau tournant dans le bras de fer entre activisme politique, liberté d’expression et justice en Côte d’Ivoire, et promet de continuer à faire couler beaucoup d’encre.









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