Affaire Apoutchou et Lionel PCS: le parquet requiert 7 ans de prison et...
- Towanou Johannes
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À l’audience du 24 mars 2026, le ministère public a frappé fort.
Face au tribunal, de lourdes réquisitions ont été formulées contre Apoutchou National, Lionel PCS et plusieurs co-prévenus, dans un dossier devenu emblématique en Côte d’Ivoire.
Entre peines de prison ferme, amendes conséquentes et réparations financières colossales réclamées par l’État et la LONACI, ce procès s’impose désormais comme l’un des plus sensibles et suivis du moment.
Des réquisitions lourdes pour les figures centrales
Le ton s’est durci au fil des débats. Le parquet a requis 7 ans de prison ferme à l’encontre d’Apoutchou National et de certains de ses co-prévenus, dont Lionel PCS, assortis d’une amende de 240 millions FCFA.
Des réquisitions particulièrement sévères, qui traduisent une volonté claire des autorités judiciaires.
L'objectif est d'envoyer un signal fort face à une affaire largement médiatisée et aux implications multiples.
Un acteur économique également dans le viseur
Au-delà des personnalités les plus exposées, un opérateur économique cité dans le dossier fait également face à de lourdes poursuites.
Le ministère public a requis contre lui 36 mois de prison ferme, tout en engageant la responsabilité de sa société.
Cette dernière pourrait ainsi faire face à des sanctions financières pouvant atteindre 500 millions FCFA.
Un signe que la justice entend remonter toute la chaîne des responsabilités, y compris dans ses dimensions économiques.
Des milliards réclamés par l’État et la LONACI
Parties civiles dans cette procédure, l’État de Côte d’Ivoire et la LONACI ont avancé des demandes de réparation d’une ampleur exceptionnelle.
L’État réclame 2 milliards FCFA, tandis que la LONACI exige 1 milliard FCFA, au titre du préjudice subi.
Des montants qui illustrent le poids financier de l’affaire, mais aussi ses implications institutionnelles.
Un procès à fort impact judiciaire
Au-delà des sanctions encourues, ce procès pose des questions de fond sur la régulation, la responsabilité et la transparence dans certains secteurs d’activité.
Pour de nombreux observateurs, l’issue de cette affaire pourrait faire date et renforcer la lutte contre les pratiques jugées illégales ou frauduleuses.
Alors que la défense s’apprête à présenter ses arguments avant le verdict, ce dossier pourrait marquer un tournant dans la réponse judiciaire face aux infractions économiques en Côte d’Ivoire.
Une décision très attendue par l’opinion publique comme par les institutions engagées dans ce dossier.
Zon Modou, depuis Abidjan




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