La ville brésilienne de Rio Verde, dans l’État de Goiás, a été secouée samedi soir par l’assassinat d’un immigré africain. La victime, identifiée comme Inoussa Alassane, originaire du Bénin, a été tuée par balle dans des circonstances brutales. Selon les premiers témoignages, un homme arrivé à moto se serait approché de lui avant de tirer un coup mortel, puis de prendre la fuite.
Une victime sans histoires
Âgé d’une quarantaine d’années, Inoussa était connu comme un travailleur acharné et respecté.
Après avoir été employé dans différentes entreprises locales, il effectuait récemment des petits services pour subvenir à ses besoins.
Considéré comme discret, sans antécédents et très apprécié, son décès laisse un vide profond dans son entourage.
Isolement et barrière de la langue
Inoussa partageait son logement avec deux autres compatriotes béninois.
Tous trois ne parlant pas portugais, leur intégration restait fragile.
Ce facteur complique aujourd’hui le recueil d’informations auprès des proches et des témoins, ralentissant la progression de l’enquête.
Une enquête ouverte
La police civile de Goiás a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce meurtre et identifier le tireur.
Pour l’heure, aucune piste n’est écartée. La brutalité de l’acte soulève des interrogations, notamment sur un possible mobile ciblé.
Au-delà de la tragédie individuelle, ce crime résonne douloureusement au sein de la petite communauté africaine installée dans la région.
Entre peur, incompréhension et isolement, les immigrés béninois et africains vivant à Rio Verde appellent à la solidarité et attendent des réponses rapides des autorités.
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