Guinée Équatoriale / affaire 400 sextapes: nouveaux éléments sur Baltasar Engonga
- Towanou Johannes
- Nov 4, 2024
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Baltasar Ebang Engonga, surnommé "Bello" et actuel Directeur Général de l’Agence Nationale d'Investigation Financière (ANIF) de la Guinée Équatoriale, est plongé dans une double affaire qui secoue profondément le pays. Alors qu'il occupe un poste de premier plan destiné à surveiller les flux financiers pour le compte de l’État, il est aujourd'hui au centre d'une vaste enquête mêlant allégations de détournement de fonds publics et scandale de mœurs.
Une fraude révélée par une enquête de longue haleine
Selon la presse locale, l’affaire a éclaté en avril 2024 et porte sur un détournement présumé de plus de 1,2 milliard de francs CFA dans les caisses publiques.
Ces fonds auraient été détournés sur une période de 12 ans par plusieurs responsables successifs de la direction générale des Assurances et de la Réassurance du Ministère des Finances.
Masquées sous des dépenses officielles, telles que des voyages, des formations, ou encore des bourses pour étudiants, ces pratiques frauduleuses ont été mises au jour par une enquête de la Gendarmerie nationale.
Ce scandale financier est issu de l’« affaire Pinto », un dossier marqué par la falsification des signatures du président de la République et d’autres hauts fonctionnaires.
Dans ce contexte, les enquêteurs ont également découvert l'existence d'un « compte pro-assurance », un fonds parallèle échappant à tout contrôle étatique et financé par des prélèvements informels imposés aux entreprises.
Les mouvements suspects sur ce compte, géré exclusivement par des responsables de la direction générale, auraient alimenté des dépenses personnelles au détriment de l’État.
La révélation d’un scandale de mœurs d’ampleur inédite
Outre les accusations de corruption, des vidéos compromettantes de Baltasar Ebang Engonga ont été découvertes dans le cadre de cette enquête.
Ces enregistrements, filmés dans des lieux privés et mettant en scène "Bello" dans des situations intimes avec plusieurs femmes, ont fait surface sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc dans tout le pays.
Parmi ces femmes, certaines sont mariées à des figures influentes de l'État, y compris le chef de la sécurité présidentielle.
Selon les informations disponibles, ces fuites auraient été orchestrées par ce dernier, dont l’épouse figure parmi les personnes impliquées.
Une enquête judiciaire pour risque de propagation d’une maladie
Le scandale a pris une dimension supplémentaire lorsque le Procureur Général Anatolio Nzang Nguema a annoncé l’ouverture d’une enquête.
Objectif, établir si Baltasar Ebang Engonga pourrait être porteur d’une maladie sexuellement transmissible et, dans l'affirmative, vérifier s’il a délibérément mis en danger les personnes impliquées.
« La loi n’interdit pas les relations sexuelles consenties, mais toute personne ayant sciemment propagé une maladie infectieuse pourrait être lourdement sanctionnée. La population est en danger, car derrière chaque femme impliquée, il y a potentiellement des conjoints et d’autres personnes exposées indirectement. »









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