Immigration : plusieurs pays africains brutalement ciblés par Trump
- Towanou Johannes
- Dec 5, 2025
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Suite à la fusillade meurtrière attribuée à un ressortissant afghan, l’administration Trump a frappé fort : toutes les demandes d’immigration en provenance de 19 pays sont désormais suspendues.
Cette mesure s’applique immédiatement aux dossiers de carte verte, de naturalisation et aux procédures déjà en cours. Le gel est total et sans délai.
Selon un mémorandum interne, ces pays sont considérés comme “à haut risque” et font désormais l’objet d’un blocage administratif complet.
La liste noire des 19 pays ciblés
Douze pays étaient déjà interdits d’entrée depuis juin dernier.
Il s'agit de l'Afghanistan, de la Birmanie, du Tchad, de la République du Congo, de la Guinée équatoriale, de l'Érythrée, d'Haïti, d'Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et du Yémen.
Sept nouveaux pays viennent s’ajouter. Il y a le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.
Tous se retrouvent désormais sous la même sanction. Plus aucun dossier ne sera traité par l’immigration américaine.
Une communication agressive qui confirme la ligne dure
La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a assumé un discours d’une extrême violence.
Elle affirme recommander une interdiction totale pour des pays qui auraient “inondé” les États-Unis de “meurtriers, sangsues et accros aux aides sociales”.
Son message est limpide :
« Nous ne voulons pas d’eux, pas d’un seul d’entre eux. »
Donald Trump a surenchéri le lendemain en visant spécifiquement la Somalie, déclarant que ses ressortissants « ne devraient pas être les bienvenus » aux États-Unis.
L’Afrique, principale victime de la décision
Sur la liste des pays visés, une majorité se trouve sur le continent africain, Somalie, Tchad, Soudan, Érythrée, Sierra Leone, Burundi, Togo, République du Congo, Guinée équatoriale.
La décision frappe une partie du continent déjà confrontée à des crises politiques, humanitaires ou sécuritaires.
Les conséquences sont lourdes . Les familles séparées ne pourront plus réunir leurs proches. Aussi les étudiants et travailleurs qualifiés voient-ils leurs projets bloqués.
Les candidats à la naturalisation déjà sur place subissent une interruption administrative tandis que les réfugiés perdent l’accès à l’un des rares systèmes d’accueil accessibles.
Pour des pays où l’émigration représente souvent une porte de survie ou de développement personnel, c’est un choc historique.
Un coup dur pour la Loterie Visa
Même si la Diversity Visa Lottery n’est pas explicitement mentionnée, la logique administrative est claire.
Les ressortissants de pays sous suspension ne pourront pas obtenir de visa, même s’ils gagnent la loterie.
Comme implications directes, plusieurs pays africains, pourtant historiquement éligibles, risquent d’être exclus des prochaines éditions.
Les gagnants en attente d’entretien consulaire pourraient voir leur dossier simplement abandonné, faute de possibilité d’avancer dans le processus.
Pour les millions de candidats du tiers-monde, la loterie perd une partie de sa fonction, celle d’offrir un accès équitable à l’immigration légale.
La suspension transforme donc indirectement mais très clairement la DV Lottery en programme inaccessible pour les pays concernés.
Un climat d’expulsion et de méfiance généralisée
Depuis l’attentat du 26 novembre, l’administration Trump a également gelé les décisions liées à l’asile.
Le président continue de dénoncer une “invasion” venue de l’étranger, promettant expulsions massives et réformes radicales.
Mais ses ambitions se heurtent régulièrement à la justice américaine, qui exige que les migrants puissent faire valoir leurs droits.
Malgré ces freins, la suspension récente reste légalement active et pleinement appliquée.
Une ère de fermeture sans précédent
Avec ce gel à grande échelle, les États-Unis montrent une volonté claire. Celle de réduire drastiquement l’entrée de migrants issus des pays pauvres ou instables.
Pour les pays africains touchés, le message est clair. Les portes se referment, et même les voies légales comme la loterie visa deviennent incertaines.
Cette décision marque un tournant dur, inédit, qui pourrait redessiner l’avenir de l’immigration vers les États-Unis et briser des millions d’espoirs à travers l’Afrique et le monde.









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