Mali : l’Africa Corps russe pris dans une ambuscade, plusieurs morts annoncés

Au Mali, les forces maliennes et leurs partenaires russes continuent de faire face à une forte pression sur plusieurs fronts.
Lundi 28 septembre 2026, un convoi de l’Africa Corps russe a été pris pour cible dans la région de Ségou, près de Niono, dans une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Le groupe jihadiste affirme avoir infligé des pertes aux combattants russes et avoir récupéré des armes et du matériel militaire.
Une embuscade près de Niono
L’attaque s’est produite lundi 28 septembre sur un axe situé dans la région de Ségou, près de Niono.
Selon le JNIM, un convoi de l’Africa Corps russe a été pris dans une embuscade et plusieurs véhicules militaires ont été ciblés, notamment à l’aide de drones.
Le groupe jihadiste affirme avoir tué sept membres de l’Africa Corps et fait plusieurs blessés au cours de l’opération.
Ce bilan reste toutefois à considérer avec prudence, puisqu’il s’agit d’une revendication du JNIM qui n’a pas été confirmée par les autorités maliennes ou russes.
Des armes et du matériel emportés
Après l’attaque, le JNIM affirme également avoir récupéré une quantité importante d’armes et de matériels appartenant aux forces visées.
Là encore, aucune confirmation indépendante n’est pour l’heure venue établir l’ampleur exacte des pertes matérielles.
Cette attaque illustre néanmoins la capacité des groupes armés à cibler les mouvements des forces maliennes et de leurs partenaires russes sur les principaux axes du centre du Mali.
Les déplacements des convois militaires restent particulièrement exposés dans plusieurs zones où les groupes jihadistes disposent encore d’une importante capacité de nuisance.
Silence des autorités maliennes
À ce stade, l’armée malienne n’a pas publié de communiqué confirmant l’embuscade contre le convoi russe ni le bilan avancé par le JNIM.
Dans un communiqué daté du 28 septembre, l’état-major malien indique toutefois avoir mené des frappes dans la zone et affirme avoir « frappé avec précision » des positions de groupes armés terroristes.
Cette communication ne permet cependant pas d’établir un lien direct avec l’embuscade revendiquée par le JNIM.
Le contraste entre les deux récits laisse ainsi subsister des interrogations sur le déroulement exact des combats et sur les pertes enregistrées par les forces engagées.
L’Africa Corps annonce jusqu’à 30 « terroristes » éliminés
De son côté, l’Africa Corps affirme avoir conduit, lundi 28 septembre, une opération conjointe avec l’armée malienne dans la région de Ségou.
Selon la communication attribuée au dispositif russe, cette opération aurait permis d’éliminer jusqu’à 30 combattants qualifiés de « terroristes ».
Mais cette version n’est pas corroborée dans le communiqué de l’état-major malien consulté par RFI, qui ne mentionne pas d’opération menée ce jour-là dans la région de Ségou.
Les bilans annoncés par les deux camps restent donc difficiles à vérifier indépendamment.
Dioura toujours sous pression
Le même jour, l’armée malienne a également revendiqué des frappes aériennes près de Dioura, dans la région de Mopti, visant quatre points de repli de groupes armés terroristes.
Cette zone reste particulièrement sensible depuis l’attaque meurtrière du 10 septembre contre le camp militaire local.
Cette offensive du JNIM avait provoqué des pertes considérables dans les rangs maliens. Selon les sources sécuritaires, plus d’une centaine de militaires maliens et cinq membres de l’Africa Corps russe ont été tués, tandis que plusieurs dizaines de soldats auraient été capturés.
Le FLA frappe également à Goundam
La pression ne se limite pas au centre du pays. Mardi 29 septembre, le Front de libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué des frappes de drones contre une base de l’armée malienne à Goundam, dans la région de Tombouctou.
Le mouvement séparatiste affirme avoir utilisé des drones contre les positions des forces maliennes et de l’Africa Corps présentes dans le camp.
Aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités maliennes et aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, d’établir le nombre éventuel de victimes.
Une pression militaire qui s’étend
De Niono à Dioura, en passant par Goundam, les dernières opérations montrent que les forces maliennes et leurs partenaires russes restent confrontés à plusieurs foyers de violence.
Les groupes jihadistes et les mouvements armés du nord continuent de revendiquer des attaques contre des positions militaires, des convois et des camps.
L’embuscade de Niono, si le bilan revendiqué par le JNIM venait à être confirmé, constituerait une nouvelle perte importante pour l’Africa Corps russe au Mali.
Elle intervient surtout dans une période où les forces maliennes et leurs alliés russes sont soumis à une succession d’attaques sur plusieurs fronts.




Comments