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Mali: l’arme secrète d’Assimi Goïta pour venir à bout des terroristes

Assimi Goïta / Président du Mali
Assimi Goïta / Président du Mali

Le Mali et la Turquie poursuivent le renforcement de leur coopération stratégique dans le domaine militaire.


Lors de plusieurs échanges entre responsables maliens et turcs ces derniers mois, les deux parties ont insisté sur leur volonté de consolider leur partenariat sécuritaire face à la montée des menaces armées dans le Sahel.


Selon les comptes rendus officiels relayés par les autorités des deux pays, cette coopération porte notamment sur la modernisation des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes, le partage d’expertise militaire ainsi que le développement des moyens technologiques de surveillance et de combat.


Dans ce cadre, Bamako continue de miser sur les drones de combat turcs Bayraktar, devenus centraux dans la stratégie sécuritaire du régime du général Assimi Goïta.


Le Mali mise massivement sur les drones turcs


Depuis 2024, Bamako a considérablement renforcé son partenariat militaire avec Ankara à travers l’acquisition de drones Bayraktar TB2 puis de drones Akıncı conçus par l’entreprise turque Baykar.


Ces appareils, capables d’assurer surveillance, frappes ciblées et appui tactique lourd, sont devenus des outils majeurs dans la guerre menée contre les groupes armés opérant dans le nord et le centre du pays.


Les drones peuvent embarquer des roquettes guidées, des systèmes offensifs de précision et divers équipements de combat adaptés aux opérations asymétriques dans les vastes zones désertiques du Sahel.


Pour les autorités maliennes, ces équipements doivent permettre de réduire les pertes humaines, renforcer la capacité de renseignement et améliorer l’efficacité des opérations militaires.


Une montée en puissance technologique… dans un contexte très critique


Mais cette modernisation militaire intervient dans un climat particulièrement tendu pour le régime malien.


Le 25 avril 2026, une offensive coordonnée menée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le JNIM lié à Al-Qaïda a frappé simultanément Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et surtout Kidal.


Cette série d’attaques a profondément secoué les autorités de transition et révélé l’ampleur des difficultés sécuritaires auxquelles le pays reste confronté malgré l’augmentation des moyens militaires.


Kidal tombée… avec un centre stratégique de drones


Selon plusieurs sources spécialisées, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle de Kidal dès les premières heures de l’attaque du 25 avril.


Plus grave encore pour Bamako : un centre stratégique de contrôle de drones Bayraktar TB2 utilisé par l’armée malienne aurait été capturé dans la ville.


Des équipements de contrôle de drones auraient même été abandonnés lors du retrait des forces maliennes et des éléments russes de l’Africa Corps présents dans la région.


Cette situation crée aujourd’hui un paradoxe frappant : alors que le Mali investit massivement dans les drones turcs pour reprendre l’avantage militaire, certaines infrastructures liées à ces mêmes équipements tombent progressivement entre les mains des groupes armés.


Des positions stratégiques de plus en plus fragilisées


Actuellement, plusieurs zones importantes échappent partiellement ou totalement au contrôle des autorités maliennes.


Kidal est désormais largement sous contrôle du FLA. Tessalit reste fortement contestée et plusieurs positions seraient passées sous influence jihadiste.


Certaines zones autour de Gao demeurent instables avec une présence rebelle signalée.


Mopti et Sévaré ont également subi des infiltrations et des attaques répétées du JNIM, tandis que plusieurs axes stratégiques autour de Bamako font désormais l’objet de blocus et d’attaques logistiques.


Des offensives seraient également en préparation contre Aguelhok, Anéfis et potentiellement Gao, ce qui pourrait encore compliquer la situation militaire des autorités de transition.


Russie, Turquie… mais des résultats toujours contestés


Le Mali a multiplié ces dernières années les partenariats militaires avec la Russie et la Turquie dans l’espoir de reprendre le contrôle total du territoire.


Pourtant, malgré les drones turcs, les mercenaires russes et l’augmentation des dépenses militaires, les groupes armés démontrent toujours une importante capacité de nuisance.


Plusieurs analystes estiment aujourd’hui que le régime malien a privilégié une logique de démonstration militaire et de communication souverainiste sans parvenir à stabiliser durablement les zones les plus sensibles du pays.


Une technologie qui ne suffit plus


L’acquisition de nouveaux drones turcs apparaît ainsi comme un symbole des contradictions actuelles du pouvoir malien.


D’un côté, Bamako affiche une volonté claire de moderniser son armée et de renforcer sa puissance de frappe.


De l’autre, plusieurs territoires stratégiques continuent d’échapper au contrôle de l’État malgré cette montée en puissance technologique.


Dans un Sahel où les groupes armés gagnent en mobilité et adaptent constamment leurs méthodes, de nombreux observateurs estiment désormais que la technologie seule ne suffira pas à résoudre une crise devenue profondément politique, sécuritaire et territoriale.

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