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Sénégal: Diomaye Faye lance les grandes manœuvres; Sonko mis...

Ousmane Sonko / Bassirou Diomaye Faye
Ousmane Sonko / Bassirou Diomaye Faye

Dans un contexte marqué par des tensions politiques croissantes et des interrogations sur les équilibres internes du pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye vient de lancer une importante phase de consultations nationales.


Du 21 au 31 mai 2026, le chef de l’État recevra d’anciens Premiers ministres, anciens ministres des Finances et anciens ministres de l’Intérieur afin d’échanger sur les grands défis économiques, sociaux, sécuritaires et politiques du Sénégal.


Une initiative présentée par la Présidence comme un acte d’« humilité républicaine », mais qui intervient surtout dans un climat politique particulièrement sensible, où la relation entre Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko continue d’alimenter les débats.


Diomaye Faye privilégie l’écoute et la concentration


À travers cette démarche, le chef de l’État cherche visiblement à installer une image de rassembleur et de garant des institutions, au-delà des appartenances partisanes.

« Le Sénégal a commencé avant nous et continuera après nous », rappelle le président dans un entretien du 2 mai 2026 cité par la Présidence.

Le message est clair : les institutions dépassent les hommes et les alternances politiques.


La Présidence insiste d’ailleurs sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un rapprochement avec un camp particulier, mais d’une volonté de puiser dans l’expérience de ceux qui ont déjà servi l’État.

« En recevant ces personnalités, le Chef de l’État ne renoue avec aucun héritage particulier. Il écoute la voix de l’État dans sa profondeur, par-delà les alternances et les sensibilités. C’est précisément cela, l’humilité républicaine », souligne le dossier de presse.

Une série de directives fermes adressées au gouvernement Sonko


Mais derrière le discours d’ouverture et de dialogue, le Conseil des ministres du 20 mai 2026 a également révélé un président déterminé à reprendre la main sur le fonctionnement de l’appareil d’État.


Face au gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, le chef de l’État a fixé une feuille de route exigeante, centrée sur la performance, l’évaluation et les résultats.

« La mise en œuvre optimale de l’Agenda national de Transformation nécessite une évaluation systématique des politiques publiques et un suivi rapproché du travail gouvernemental », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Dans cette dynamique, il a annoncé une modification importante du rythme institutionnel :

« Le Conseil des ministres se tiendra une semaine sur deux, pendant une période, pour renforcer la culture d’évaluation des impacts de l’action du Gouvernement. »

Une culture de performance imposée à tout l’appareil d’État


Le président sénégalais veut désormais instaurer une logique de contrôle et de reddition des comptes à tous les niveaux.

« Chaque membre du Gouvernement devra procéder à l’évaluation des directeurs généraux et directeurs des entités placées sous sa responsabilité, tutelle ou contrôle », a-t-il exigé.

Cette exigence d’évaluation s’étend également :

aux chefs de circonscription administrative,

aux responsables diplomatiques,

mais aussi aux collectivités territoriales.


Le ministère de l’Intérieur devra ainsi évaluer les autorités administratives locales, tandis que le ministère des Affaires étrangères sera chargé du suivi des performances des chefs de missions diplomatiques et consulaires.


Même les maires et présidents de conseils départementaux pourraient bientôt être soumis à un mécanisme d’évaluation spécifique.


L’heure du grand oral pour Ousmane Sonko


Cette montée en puissance du contrôle gouvernemental intervient au moment où Ousmane Sonko s’apprête à effectuer une sortie particulièrement attendue à l’Assemblée nationale.


Le Premier ministre est annoncé ce vendredi 22 mai 2026 pour la traditionnelle séance des Questions d’actualité au gouvernement, dans une atmosphère politique électrique.


Sa prise de parole intervient au lendemain de l’adoption et de la promulgation des modifications des articles L.29 et L.30 du Code électoral, des dispositions devenues le cœur de la confrontation politique actuelle.


Ces réformes, vivement contestées par l’opposition, sont accusées par certains adversaires du pouvoir d’avoir été conçues pour sécuriser certaines questions liées à l’éligibilité politique.


Dans ce contexte, tous les regards seront tournés vers Ousmane Sonko, qui devra défendre la position du gouvernement face à une opposition déterminée à attaquer la légitimité et la méthode ayant conduit à l’adoption de ces textes.


Des débats explosifs attendus à l’Assemblée nationale


Même si plusieurs sujets économiques, sociaux et sécuritaires figurent officiellement à l’ordre du jour, les débats autour des articles L.29 et L.30 devraient largement dominer les échanges dans l’Hémicycle.


L’opposition entend notamment dénoncer :

une réforme jugée unilatérale,

l’absence de consensus politique,

ainsi que les conséquences potentielles de ces nouvelles dispositions sur les prochains scrutins.


Face à ces critiques, Ousmane Sonko devra défendre la cohérence juridique et politique des textes adoptés.


Cette séance pourrait ainsi devenir un moment clé du quinquennat, dans un contexte où les tensions politiques se mêlent désormais aux interrogations sur l’équilibre réel du pouvoir au sommet de l’État.


Une situation économique également sous surveillance


Au-delà des affrontements politiques, cette séquence intervient dans un contexte économique sensible.


Les autorités sénégalaises doivent faire face aux attentes sociales, aux défis budgétaires, mais aussi à la nécessité de préserver l’attractivité économique du pays.


Dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, le gouvernement est attendu sur sa capacité à rassurer les investisseurs et à maintenir la stabilité institutionnelle du Sénégal.


Sonko plus que jamais au centre du jeu politique


Jamais depuis leur arrivée au pouvoir les rapports entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko n’avaient autant alimenté les débats politiques.


D’un côté, un président qui affirme progressivement son autorité institutionnelle à travers consultations, évaluations et réorganisation du fonctionnement gouvernemental.


De l’autre, un Premier ministre qui reste la figure politique la plus populaire du camp au pouvoir et qui s’apprête à affronter une opposition particulièrement offensive devant les députés.


Plus qu’une simple séance parlementaire, le rendez-vous de ce vendredi pourrait apparaître comme un véritable test politique pour le chef du gouvernement et, au-delà, pour l’équilibre même du tandem au pouvoir au Sénégal.

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