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Sénégal/polémique: Ousmane Sonko tacle encore Bassirou Diomaye Faye

Ousmane Sonko / Premier Ministre du Sénégal
Ousmane Sonko / Premier Ministre du Sénégal

Le Salon de l’Investissement FII Sénégal 2025, qui devait être un moment de prestige et d’unité diplomatique, s’est transformé en scène de tension politique inattendue.


Le Premier ministre Ousmane Sonko, connu pour son franc-parler, a une fois de plus secoué la République par un discours jugé « humiliant » par plusieurs observateurs, notamment en présence du président Bassirou Diomaye Faye et de son homologue bissau-guinéen, Umaro Embaló Cissokho.


Sonko, fidèle à sa rhétorique de rupture, a pris la parole pour dénoncer le manque de « courage politique » des dirigeants africains.


Ceci, dans la mise en œuvre des réformes, notamment sur la question monétaire régionale.

« Ce n’est pas seulement notre responsabilité, c’est aussi celle de nos autorités. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’un véritable courage politique dans la prise de décision de nos autorités. »


Des propos perçus comme une critique frontale, voire un désaveu adressé directement au président Bassirou Diomaye Faye, assis à quelques mètres de lui, mais aussi à Umaro Embaló, président de la Guinée-Bissau.


Les propos qui ont embrasé le débat


Dans la suite de son discours, Sonko est allé encore plus loin, interpellant directement les dirigeants présents sur ce sujet hautement symbolique.


Prenons un exemple très simple : la question monétaire dans la zone ouest-africaine.J’en appelle à nos dirigeants et je vois ici deux Présidents de la République présents dans cette salle il est temps d’avancer sur ces questions qui, ailleurs dans le monde, ont déjà été réglées, parfois de manière inhabituelle, mais réglées tout de même.


Le Premier ministre a poursuivi :


« Combien de régions dans le monde partagent une monnaie commune ? Très peu. Et pourtant, ici, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, nous avons cet exemple. Mais malgré cela, les progrès tardent à venir. Nous connaissons les problèmes. Nous connaissons les réformes à mener. Depuis des années, ces dossiers sont posés sur la table, étudiés, discutés… puis oubliés. Ce qui manque, ce n’est pas la connaissance, c’est le courage politique de nos autorités. Il est temps que nos autorités assument pleinement leurs responsabilités et engagent les réformes nécessaires. Sans cela, elles continueront à gouverner sans jamais transformer. »

Ces propos, que beaucoup ont perçus comme une critique directe à l’encontre du Président Diomaye Faye, ont suscité un véritable tollé dans les milieux politiques et diplomatiques.


Certains ont même parlé d’un moment d’humiliation publique pour le chef de l’État sénégalais.


L’UPS monte au créneau : “une humiliation publique”


L’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) n’a pas tardé à réagir.


Dans un communiqué officiel, le mouvement a exprimé sa « profonde indignation » face à ce qu’il qualifie d’« écart de conduite » de la part du Premier ministre.

« Ce moment, qui devait être un cadre d’unité, de respect et de diplomatie africaine, s’est transformé en scène d’humiliation publique », déplore l’UPS. « Un Premier ministre, fût-il charismatique et populaire, ne saurait s’autoriser à adopter un ton qui frôle le mépris envers son propre Président et un Chef d’État frère, sous le regard du monde. »


Pour l’organisation, Ousmane Sonko a manqué à la décence républicaine et à l’esprit panafricaniste qu’il revendique depuis toujours.


Selon l’UPS, cette sortie intempestive ne renforce pas la cause africaine, mais fragilise au contraire la crédibilité institutionnelle du Sénégal sur la scène diplomatique.


Un épisode de plus dans une relation sous tension


Ce nouvel épisode survient dans un contexte politique déjà marqué par des crispations entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre.


Depuis plusieurs semaines, Ousmane Sonko multiplie les signaux de défiance, dénonçant le manque de soutien du président, voire une volonté de l’affaiblir.


Cette dernière sortie, prononcée devant un parterre d’investisseurs internationaux et de dirigeants africains, semble avoir franchi une nouvelle ligne rouge.


Entre sincérité politique et maladresse diplomatique


Pour ses partisans, Sonko n’a fait que dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : l’Afrique manque de dirigeants audacieux capables de briser les carcans monétaires et économiques hérités du passé colonial.


Dans cette lecture, le Premier ministre reste fidèle à son ADN révolutionnaire et à sa mission de parler sans filtre.


Mais pour d’autres, son franc-parler tourne désormais à l’imprudence politique. En dénonçant publiquement ses propres autorités, Sonko brouille le message gouvernemental et expose le Sénégal à des critiques extérieures.


« On ne réforme pas un système en humiliant les symboles de l’État », commente un analyste politique dakarois.


Le dilemme du leadership partagé


La scène du FII Sénégal 2025 illustre surtout la difficulté d’un exercice inédit dans l’histoire politique du pays : la cohabitation entre deux figures fortes issues du même parti, mais aux tempéraments et visions stratégiques différents.


Sonko incarne la ferveur militante, l’idéalisme tranchant, la parole brute. Diomaye Faye, lui, mise sur la prudence, la continuité et la diplomatie.


Ces deux pôles, complémentaires sur le papier, semblent aujourd’hui s’opposer sur la méthode.


Le premier veut des réformes immédiates, quitte à choquer. Le second préfère les négocier dans le silence des couloirs du pouvoir.


Un appel à la mesure et à la maturité politique


En conclusion, l’Union des Panafricanistes Sénégalais a appelé à « un sursaut républicain » et à un « retour à la mesure dans la parole publique ».

« Le panafricanisme véritable se nourrit de respect mutuel, d’humilité et de responsabilité — non d’humiliation publique ni d’arrogance institutionnelle », rappelle le communiqué.


Reste à savoir si Ousmane Sonko, fidèle à son tempérament volcanique, choisira de calmer le jeu ou s’il poursuivra sa croisade contre ce qu’il appelle « l’immobilisme des autorités ».


Une chose est sûre : le tandem Sonko–Diomaye, autrefois symbole d’unité et d’espoir, vit désormais au rythme d’un duel silencieux où chaque mot, chaque geste, pèse comme un acte politique majeur.


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