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États-Unis: nouvelle polémique pour Trump, qui insulte ces différents pays

16 minutes ago
3 min read

Donald Trump renoue avec une rhétorique particulièrement violente sur l’immigration.


Lors d’un meeting politique organisé le samedi 24 octobre 2026 à Perry, dans l’État de Géorgie, le président américain a qualifié la Libye, Haïti, le Yémen et la Somalie de « shithouse countries », une expression vulgaire que l’on peut traduire par « pays de merde ».


Ces propos, rapportés dans une dépêche de l’agence ANI publiée le 25 octobre, relancent une controverse qui poursuit le dirigeant américain depuis près de neuf ans.


Quatre pays directement visés


En campagne pour soutenir des candidats républicains avant les élections américaines de mi-mandat prévues en novembre, Donald Trump s’en est pris au sénateur démocrate Jon Ossoff, qu’il accuse de favoriser l’arrivée de migrants aux États-Unis.


Il lui reproche notamment d’avoir soutenu un projet de loi visant à accorder le statut de protection temporaire aux ressortissants haïtiens.


« Jon Ossoff a personnellement parrainé un projet de loi pour faire venir des armées de migrants de pays infestés par le terrorisme comme la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie. Vous vous souvenez de ce que je les avais appelés ? Des pays de merde », a déclaré Trump devant ses partisans.

En associant ces quatre nations au terrorisme, le président américain a ravivé les critiques sur sa manière de parler des populations étrangères, notamment celles originaires de pays confrontés à des conflits, à l’instabilité politique ou à de graves difficultés économiques.


La communauté somalienne particulièrement ciblée


Donald Trump ne s’est pas limité à une attaque contre les pays cités.


Il a également tenu des propos dénigrants à l’égard des Somaliens vivant aux États-Unis, affirmant que 98 % d’entre eux ne travailleraient pas et profiteraient, selon lui, du vol pour mener un train de vie confortable.


Le président américain a notamment déclaré que ces personnes posséderaient des Mercedes-Benz, avant de les qualifier de personnes au « faible quotient intellectuel ».


Ces accusations ont été formulées devant un public venu assister à son meeting politique.


Ces affirmations constituent des déclarations de Trump et ne doivent pas être considérées comme des statistiques établies.


En généralisant ainsi des accusations à toute une communauté, le chef de l’État américain entretient une représentation stigmatisante des immigrés somaliens.


Une vieille controverse qui ressurgit


Cette nouvelle sortie rappelle directement la polémique de janvier 2018.


À l’époque, lors d’une réunion à huis clos à la Maison-Blanche consacrée à l’immigration, Donald Trump aurait déjà employé l’expression « shithole countries » en évoquant Haïti et des pays africains.


Le sénateur démocrate Dick Durbin, présent lors de cette rencontre, avait confirmé les propos rapportés par la presse.


Trump les avait alors contestés, déclenchant une vive controverse aux États-Unis et à l’étranger.


En décembre 2025, le président américain était toutefois revenu sur cet épisode lors d’un discours en Pennsylvanie, en racontant lui-même avoir demandé pourquoi les États-Unis accueillaient des migrants provenant de pays qu’il jugeait indésirables plutôt que de pays comme la Norvège, la Suède ou le Danemark.


Cette prise de parole avait renforcé la crédibilité des témoignages publiés en 2018.


L’immigration au cœur de la bataille politique américaine


Le meeting de Géorgie s’inscrit dans la campagne précédant les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026.


En attaquant Jon Ossoff, Donald Trump cherche à mobiliser son électorat autour de son discours sécuritaire et de sa volonté de durcir la politique migratoire américaine.


Mais la méthode employée soulève une question de fond : peut-on défendre le contrôle des frontières sans dénigrer des peuples entiers ?


La lutte contre l’immigration irrégulière et les préoccupations de sécurité nationale peuvent faire l’objet de débats légitimes.


Elles ne justifient pas pour autant que des millions de personnes soient réduites à des stéréotypes insultants en raison de leur origine.


En visant simultanément la Libye, Haïti, le Yémen et la Somalie, Donald Trump dépasse ainsi la simple critique d’un projet législatif.


Ses propos remettent au premier plan une question sensible de la politique américaine : celle des limites du discours présidentiel lorsqu’il est question d’immigration, de dignité humaine et de respect des peuples.

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