Guinée Équatoriale: la vérité sur la libération annoncée de Baltasar Ebang
- Towanou Johannes
- 2 hours ago
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Le feuilleton Baltasar Ebang Engonga est loin d’être terminé en Guinée équatoriale.
Alors que plusieurs rumeurs annonçaient ces derniers jours sa supposée libération, l’ancien patron de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) demeure bel et bien détenu à la redoutable prison de Black Beach, à Malabo.
Selon des informations relayées par Jeune Afrique, même les interventions de la première dame, Constancia Obiang Mangue, n’ont pas réussi à faire évoluer sa situation.
Un homme brisé par le scandale
Condamné dans une affaire de détournements de fonds publics, Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Bello », reste surtout associé au gigantesque scandale des centaines de vidéos intimes qui ont secoué la Guinée équatoriale et toute l’Afrique centrale.
Depuis son arrestation, l’ancien haut responsable vit des moments particulièrement difficiles en détention.
D’après plusieurs sources proches du dossier, il aurait été hospitalisé à plusieurs reprises à Malabo après avoir subi des traitements particulièrement rudes en prison, avant d’être systématiquement reconduit à Black Beach.
Une évacuation sanitaire vers l’Espagne aurait même été évoquée dans les coulisses du pouvoir, mais cette option n’a finalement jamais abouti.
La première dame plaide pour lui
Toujours selon Jeune Afrique, la première dame Constancia Obiang Mangue ferait partie des rares personnalités du cercle présidentiel à plaider ouvertement pour une forme de clémence envers Bello.
Elle aurait tenté d’obtenir un assouplissement de ses conditions de détention, notamment en raison de son état de santé jugé préoccupant.
Mais jusqu’ici, ses démarches n’auraient produit aucun effet concret.
Teodorín, l’homme qui bloque tout
Face à cette volonté de clémence, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, plus connu sous le nom de Teodorín, resterait totalement inflexible.
Selon plusieurs indiscrétions relayées dans les médias, le fils du président Obiang serait même l’un des principaux artisans de la stratégie visant à maintenir Bello sous pression.
Certaines sources affirment également qu’il aurait joué un rôle dans la fuite des vidéos intimes qui ont détruit l’image publique de Baltasar Ebang Engonga.
L’objectif aurait été d’affaiblir politiquement le père de Bello, Baltasar Engonga Edjo’o, président de la Commission de la Cemac et figure influente du régime, parfois présenté comme un rival potentiel dans les jeux de succession au sommet de l’État.
Un scandale devenu incontrôlable
Mais ce qui devait au départ fragiliser un clan rival aurait finalement pris des proportions inattendues.
Le scandale a éclaboussé plusieurs proches du pouvoir, notamment des familles de hauts responsables et des figures influentes de l’appareil sécuritaire équato-guinéen.
Aujourd’hui encore, l’affaire continue de créer des tensions au sein du clan présidentiel.
« Bello et son père sont des membres de la famille présidentielle, ce qui pourrait normalement favoriser une certaine clémence. Mais personne, à part la première dame, ne veut prendre le risque de contrarier Teodorín », confie une source proche du pouvoir à Malabo.
Les rumeurs de libération démenties
Alors que plusieurs pages Facebook, blogs et vidéos TikTok ont récemment annoncé la libération de Baltasar Ebang Engonga, ces informations sont considérées comme fausses par plusieurs sources proches du dossier.
À ce jour, Bello reste détenu à Black Beach et aucune décision officielle de remise en liberté n’a été annoncée par les autorités équato-guinéennes.
L’affaire Baltasar continue ainsi de mêler scandale sexuel, rivalités familiales, luttes de succession et règlements de comptes politiques au sommet de l’État équato-guinéen.




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