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Ils prenaient plaisir à transmettre le VIH : la justice frappe

© Police Sénégalaise
© Police Sénégalaise

Un réseau criminel transnational a été démantelé par la Division des Investigations Criminelles (DIC) du Sénégal, révélant l’ampleur d’un groupe organisé depuis 2017.


Les enquêteurs indiquent que ce réseau mêlait pédophilie, proxénétisme, viols sur mineurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, faisant peser de graves menaces sur la santé publique et sur la protection des enfants.


L’affaire, désormais entre les mains de la justice à Dakar, illustre la complexité de la lutte contre ce type de criminalité et la nécessité de coopération internationale pour démanteler des réseaux aux ramifications multiples.


Un réseau transnational actif depuis 2017


Selon les investigations, le groupe opérait entre la France et le Sénégal et se spécialisait dans la formation au sexe de jeunes garçons, transformés en objets sexuels par des hommes pour la plupart séropositifs.


Les relations sexuelles non protégées étaient fréquemment filmées et organisées selon des directives strictes provenant de leur chef présumé, le Français Pierre Robert, arrêté en avril 2025 à Beauvais, en France.


Ces pratiques, commises sur une période prolongée, soulignent l’organisation méthodique et planifiée de ce réseau, ainsi que l’exploitation de la vulnérabilité des jeunes victimes.


Un coup de filet majeur de la DIC


Dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, la DIC a mené des investigations approfondies qui ont conduit, le vendredi 6 février 2026, à la conduite devant le parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar de quatorze individus, tous de nationalité sénégalaise.


Ces personnes sont poursuivies pour des infractions graves incluant la pédophilie en bande organisée, le proxénétisme, le viol sur mineurs de moins de 15 ans, les actes contre nature et la transmission volontaire du VIH.


L’ampleur de l’affaire a mobilisé d’importants moyens de la police et de la justice, illustrant l’engagement des autorités à lutter contre ce type de criminalité.


Des formateurs au sexe reconnus et identifiés


Parmi les mis en cause figurent quatre formateurs au sexe qui ont reconnu leurs actes ignobles, commis sous les instructions de Pierre Robert et en contrepartie de transferts d’argent.


Ces aveux ont permis aux enquêteurs de reconstituer une partie du fonctionnement interne du réseau et de comprendre le rôle central des formateurs dans la manipulation et l’exploitation des jeunes victimes.


Les investigations continuent pour identifier tous les participants et cerner l’étendue exacte des crimes commis sur plusieurs années.


Perquisitions et saisies


Les perquisitions menées aux domiciles des différents mis en cause, situés dans des localités telles que Almadies, Ouakam, Kaolack et Tivaoune Peulh, ont permis de saisir divers objets liés à la pratique d’actes contre nature.


Elles ont également conduit à l’interpellation de dix autres personnes en lien avec les formateurs au sexe, apportant de nouveaux éléments essentiels à l’enquête.


Ces opérations illustrent l’importance de l’action coordonnée et méthodique des forces de l’ordre dans la lutte contre les réseaux criminels organisés.


Une coopération judiciaire internationale efficace


Cette opération a été menée dans le cadre d’une coopération judiciaire entre le Sénégal et la France, avec la participation d’une délégation française composée de deux juges d’instruction, deux greffières et dix officiers de police judiciaire.


La collaboration internationale a été déterminante pour sécuriser les preuves et accélérer les procédures, tout en garantissant que le réseau puisse être jugé dans les meilleures conditions possibles.


Elle souligne également la nécessité de liens étroits entre juridictions pour traiter des affaires de criminalité transnationale complexe.


Protection des enfants et santé publique


Au-delà de l’aspect pénal, cette affaire met en évidence des enjeux cruciaux de santé publique et de protection des mineurs.


Les pratiques du réseau exposaient non seulement les victimes à des traumatismes psychologiques et physiques graves, mais elles représentaient également un risque significatif de transmission du VIH et d’autres infections transmissibles.


La Police nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et sa détermination à protéger les personnes vulnérables, en particulier les enfants.


Elle invite les populations à contacter gratuitement le 800 00 17 00 pour toute information utile, contribuant ainsi à la prévention et à l’éradication de ce type de réseaux.

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