Macky Sall : la messe est dite pour les ambitions de l’ancien président à ...

La course au secrétariat général de l’Organisation des Nations unies se complique davantage pour Macky Sall.
Lors du troisième scrutin indicatif organisé vendredi 18 septembre 2026 au Conseil de sécurité, l’ancien président sénégalais n’a obtenu que cinq voix « encourage », contre neuf « décourage » et une « sans opinion ».
Un résultat qui marque un recul par rapport aux deux précédents tours et qui place désormais sa candidature derrière les deux candidates arrivées en tête.
Un nouveau recul pour Macky Sall
Le troisième vote informel du Conseil de sécurité confirme une évolution défavorable pour Macky Sall.
Après avoir obtenu six voix « encourage » lors des deux précédents scrutins, l’ancien chef de l’État sénégalais tombe cette fois à cinq.
Dans le même temps, le nombre de voix « décourage » passe de sept à neuf.
Macky Sall se retrouve ainsi à égalité avec l’Ougandais Olara Otunnu et l’Argentin Rafael Grossi sur le nombre de voix favorables.
Mais leurs résultats diffèrent sur les autres catégories : Otunnu compte sept voix « décourage » et trois « sans opinion », tandis que Grossi obtient huit « décourage » et deux « sans opinion ».
Avec neuf avis défavorables, Macky Sall affiche donc une opposition plus importante que ces deux concurrents dans ce troisième tour.
Grynspan et Rodrigues-Birkett prennent les devants
Dans ce troisième scrutin, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle secrétaire générale de la CNUCED, arrive en tête avec neuf voix « encourage », cinq « décourage » et une « sans opinion ».
La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett suit avec huit voix favorables, six défavorables et une sans opinion.
Pour Macky Sall, l'écart est donc désormais significatif : il compte quatre voix favorables de moins que Grynspan et trois de moins que Rodrigues-Birkett.
Toutefois, ces scrutins restent des consultations informelles et ne constituent pas encore une décision définitive du Conseil de sécurité. La course demeure ouverte.
Une candidature officiellement portée par le Burundi
Macky Sall reste officiellement candidat à la succession d’António Guterres. Son dossier a été transmis aux Nations unies par le Burundi le 2 mars 2026, ce que confirment les documents officiels de l’ONU.
Le processus prévoit que le secrétaire général soit nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.
Pour qu’une candidature puisse être recommandée, elle doit notamment obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité et ne faire l’objet d’aucun veto de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni.
Un scrutin qui ne signifie pas encore la fin de la course
Les résultats du 18 septembre constituent un nouveau signal dans la bataille diplomatique, mais ils ne signifient pas juridiquement que Macky Sall est éliminé.
Le processus peut encore évoluer au fil des prochains scrutins et des discussions entre les membres du Conseil de sécurité.
Une chose est toutefois établie : après trois consultations, l’ancien président sénégalais n’a toujours pas atteint le seuil de neuf voix favorables nécessaire pour permettre au Conseil de sécurité d’avancer vers une recommandation.
Le troisième tour lui est même moins favorable que les deux précédents, avec une baisse des soutiens et une hausse des avis défavorables.
La bataille pour succéder à António Guterres reste donc ouverte, mais le troisième scrutin constitue une nouvelle étape importante pour les candidats encore en lice.
À ce stade, Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett occupent les deux premières places du vote indicatif, tandis que Macky Sall doit désormais tenter de renverser la dynamique observée lors de ce troisième tour.




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