Niger: un préfet et sa famille tués dans une attaque terroriste
- Towanou Johannes
- 3 days ago
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Le Niger a de nouveau été frappé par la violence des groupes armés.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2026, le préfet de Torodi, le capitaine Chaïbou Mali, ainsi que plusieurs membres de sa famille, ont été tués lors d’une attaque ciblée contre leur domicile.
Un drame qui illustre, une fois encore, la fragilité sécuritaire persistante dans le sud-ouest du pays.
Une attaque ciblée et d’une extrême violence
Selon les premières informations disponibles, les assaillants, lourdement armés, ont mené un raid nocturne contre la résidence du préfet.
L’attaque a été rapide, violente et manifestement préparée, laissant peu de chance aux victimes.
Le bilan humain est particulièrement lourd : le capitaine Chaïbou Mali a été tué sur place, ainsi que plusieurs membres de sa famille, plongeant la commune de Torodi dans le deuil et la stupeur.
Torodi, au cœur d’une zone sous haute tension
La commune de Torodi, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Niamey, près de la frontière burkinabè, se trouve dans une région régulièrement touchée par les violences armées.
Cette zone fait partie de l’espace instable des « trois frontières » (Niger, Mali, Burkina Faso), devenu depuis plusieurs années l’un des principaux foyers d’insécurité au Sahel.
Malgré les opérations militaires et les dispositifs de sécurité mis en place, les groupes armés continuent d’y mener des attaques ciblées, frappant aussi bien les forces de l’ordre que les représentants de l’État et les civils.
Une attaque attribuée au JNIM
Les autorités nigériennes ont attribué cette attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une organisation jihadiste active dans toute la bande sahélienne.
Le choix de la cible, un préfet en exercice, montre une volonté claire de s’attaquer directement à l’autorité de l’État et de semer la peur parmi les responsables administratifs et la population locale.
À la suite de ce drame, des forces de sécurité ont été déployées dans la région afin de protéger les habitants et de poursuivre les auteurs de l’attaque.
Des opérations de ratissage et de sécurisation seraient en cours pour tenter d’identifier et de neutraliser les assaillants.
Un symbole de plus de la vulnérabilité de l’État
L’assassinat du préfet de Torodi et de membres de sa famille constitue un coup dur pour la junte militaire conduite par le Général Tiani.
Il rappelle cruellement que, dans certaines zones du pays, même les plus hauts représentants de l’État restent exposés à la violence jihadiste.
Ce nouveau drame vient s’ajouter à une longue liste d’attaques qui continuent de frapper le Niger.
De quoi souligner l’ampleur du défi sécuritaire et la difficulté persistante à rétablir durablement l’autorité de l’État dans les régions frontalières les plus instables.









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