Offensive sur Diomaye Faye, l'erreur de trop contre Ousmane Sonko
- Towanou Johannes
- 7 days ago
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En l’espace de vingt-quatre heures, Bassirou Diomaye Faye a subi une chute spectaculaire sur ses réseaux sociaux. Plus de trente mille abonnés ont déserté sa page.
Cette perte massive, soudaine et visiblement coordonnée met en lumière une fracture profonde entre le président et une partie de sa base politique.
Son image en ligne, jusqu’ici symbole de son influence, est soudain devenue un thermomètre du mécontentement.
Une crise née de l’intérieur
Ce bouleversement numérique ne relève pas d’un simple phénomène technique.
Il est le reflet d’un malaise profondément enraciné : des militants proches d’Ousmane Sonko manifestent leur désapprobation.
Ceci, notamment à propos de la nomination d’Aminata “Mimi” Touré à la tête de la coalition “Diomaye Président”.
Pour beaucoup, cette décision traduit une trahison de l’esprit originel du mouvement, creusant un fossé entre Diomaye et ceux qui l’ont porté.
Un geste lourd de sens : le désabonnement du président
L’instabilité grandit lorsque l’on apprend que c’est le compte du président lui-même qui s’est désabonné de celui de son Premier ministre, Ousmane Sonko.
Ce retrait numérique, perçu comme un acte symbolique fort, a déclenché une véritable onde de choc auprès des militants.
Ce geste, loin d’être anodin, a été lu comme une rupture relationnelle, et a alimenté le vent de contestation qui déferle maintenant sur sa page.
Le désabonnement : une arme symbolique
Face au geste du président, la base militante a riposté. Des milliers d’internautes ont exprimé leur colère en se désabonnant à leur tour, transformant ce simple clic en acte politique.
En publiant des captures d’écran de leurs désabonnements, ils brandissent un message clair.
Celui de rappeler à Diomaye Faye les principes idéologiques de départ, et affirmer que leur soutien n’est pas inconditionnel.
Une rupture affichée entre alliés
L’acte du désabonnement présidentiel ne fait que renforcer des tensions déjà visibles.
Le fait que Diomaye Faye ne suive plus Sonko sur Facebook alimente les spéculations.
La relation entre les deux figures du pouvoir semble se déliter.
Ce geste, hautement symbolique, redessine la dynamique de leur alliance et installe un climat d’incertitude sur l’avenir de leur tandem.
Le prix politique d’une crise numérique
Au-delà du simple nombre d’abonnés perdus, cette débandade révèle une fragilité politique.
À l’ère du numérique, l’influence ne se mesure plus seulement dans les urnes, mais aussi dans les clics.
La capacité des militants à utiliser leur présence en ligne comme levier de pression montre que le pouvoir virtuel compte autant que le pouvoir institutionnel.
Diomaye Faye est exposé, non pas sur un terrain physique, mais sur un champ d’opinion que ses adversaires n’hésitent pas à exploiter.
Un avertissement vis-à-vis de l’avenir
Cette tempête numérique envoie un message sans équivoque : la base ne peut plus être prise pour acquise.
Diomaye Faye doit désormais agir avec prudence, restaurer la confiance et, peut-être, réévaluer ses choix stratégiques pour recoller les morceaux.
Car si la fracture digitale n’est pas refermée, elle pourrait cristalliser une crise politique bien plus profonde que ce que ses pages Facebook laissaient présager.









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